20 juin 2009
Crise de la Quarantaine!
Alors puisqu'on n'en n'est pas à l'heure de faire nos bagages, et ce, pour le plus grand plaisir de faire languir un peu le dénouement d'un certain pari (hihi, the bet is still going on ;-)), on a pensé que peut-être, une adresse vous serez utile...
Euh, après relecture et puisque certaines personnes s'en sont inquiétées, plus aucune utilité de nous écrire à Bundaberg -qui ne restera qu'un 'mauvais souvenir' derrière nous.. Vous pourrez par conséquent nous envoyer vos plis à l'adresse suivante (thanks to Cécile for her kindness to share her mailbox with us! ;-)) :
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Attn. Ms Estelle BERGERET & Mr Julien VIALLON
To Mrs Cécile ESPIGOLE
PO BOX 977
MARYBOROUGH 4650
QLD, AUSTRALIA
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Autre chose en relation : attention ici, c'est la crise de la quarantaine! Mais non, qu'est-ce que vous croyez? Tous les citoyens australiens n'ont pas quarante ans, la plupart n'ont pas encore franchi ce seuil d'ailleurs et qu'en bien même?! Ils ne sont pas tous en pleine crise..
Hihi, cessons ce quiproquo, nous parlons bien évidemment de la quarantaine sanitaire! Et attention, le gouvernement australien ne rigole pas du tout là-dessus! Oubliez donc les jolis paquets fermés avec des épis de blé, les pétales de roses fânées, les pâtés et terrines faites maison sans étiquette, les fromages non plastifiés de la ferme d'en face! Sinon, ils confisquent! Et ce serait bien dommage que le foie gras de Noël (quoi, faut bien faire des provisions d'avance, non?!!) fabriqué main, made in France, se retrouve sur la table de quelqu'un d'autre ou, pire, au fond d'un sac poubelle ou d'une écuelle de chien.... Ah non, non et re-non!
L'Australie mène en fait une chasse à toutes ses frontières - de continent à continent et même de ses états fédéraux en états! - pour contrer toute importation de nourriture ou aliments ou céréales ou fruits ou autres qui pourraient endommager l'environnement et cela, pour mieux protéger ses propres espèces..
Ils font donc des fouilles systématiques si l'odorat de leur radar sur pattes sent quelque chose à travers les enveloppes, paquets, colis ou glacières ; aux fleuves, ports, aéroports et routes!!! Ben oui, qui dit quarantaine dit quarantaine!
Alors, soyons tous vigilants, cela fera du travail en moins pour les douanes et de meilleures surprises à l'arrivée! D'ailleurs, le 14 juillet approchant, si vous rencontrez près de chez vous un drapeau français ou un vieux pavillon de bateau de notre beau pays qui trainerait depuis des lustres dans votre grenier, ça nous intéresse (on est parti sans, quel oubli!) puisqu'on serait fier de porter nos couleurs outre-mers en ce jour national qui arrive vite! Merci d'avance :-D ...
Bises à vous envoyer d'urgence via 'air mail' ou 'sea mail', comme vous préférez!
Les reporters de la crise!
19 juin 2009
Pélerinage vers l'Ermitage...
Alors aux dernières nouvelles, désolés de vous déçevoir mais rien à dire! Parlons plutôt de vous..
Alors, comment va la vie, les enfants, la maison, les amours, les amis, les ennuis, les idées, le quotidien, l'école, les exams, le chat, le chien, les oiseaux, les poissons, l'été, les chaises de jardin, le potager, les rendez-vous, les week-ends, les voisins, les vacances, les jours de fête, la musique, la télé, les programmes, les DVD, les coups de fils, les coups de gueule, les tâches ménagères (souvent en rapport avec les coups de g*****, non?), les projets, les bonnes nouvelles, les mauvaises surprises, la santé, le sport, la piscine, les soldes, les champs, les coquelicots, les dîners fromagés, le bronzage, les travaux, etc, etc... Comment va votre France à vous?
Bon et bien, lorsque vous aurez pu répondre à tout cela, il sera l'heure pour vous d'aller vous coucher ou carrément d'entamer une nouvelle journée - hihi -, alors bien sûr, vous n'êtes pas obligés de faire le point là maintenant... C'est juste pour que vous sachiez bien que l'on pense à vous et pour vous dire que votre vie à vous nous intéresse à nous tout autant, que les remises en question, ça nous connaît en ce moment, les galères également et que le bilan après trois mois n'aura pas été concluant comme nous l'aurions souhaité, sauf sur un point : ON EST TOUJOURS EN VIE!!! Non, petite plaisanterie de mauvais goût, il faut l'admettre! A vrai dire, paumés comme on est, ne sachant plus très bien où aller, quoi faire pour subsister, notre cerveau s'échauffe et les paliers de décompression sont lents, très lents!
A défaut de remplir nos journées activement, c'est notre tête qui fait des bulles! On a réfléchi sur bien des points vous savez et ici, même si on n'a pas encore trouvé l'occas' pour pouvoir profiter du 'AU BON ENDROIT, AU BON MOMENT', les aléas nous font espérer de plus en plus le jour où on aura remonté cette pente...
Et puis, ça nous aura aussi permis de comprendre pourquoi, entre autre, l'Australie est anti-backpackers! Nous allons vous peindre un peu ce tableau dans laquel on siège bien malgré nous... Alors, pour commencer, les 'Backpackers' dont on vous a déjà parlé, ce n'est pas exactement notre masque. Ceux-là, ces jeunes venus ici comme nous, pour des raisons sans doute similaires, on ne leur ressemble pas! Ils sont vus comme une espèce buveuse de bière, fêtarde, inconsciente, pouilleuse, irrespectueuse, bons uniquement à accepter tout sale-bon boulot qui se respecte, écoutant du rock à tue-tête toute la journée, venus envahir leur Eldorado par groupe pour dépenser leurs devises dans des 'promène-couillons' qui les baladeront d'un bout à l'autre du continent sans s'être intéressés à leur vraie culture, à leur peuple, à leur -courte- histoire, à tout ce qui fait qu'aujourd'hui l'Australie est fière de ce qu'elle est devenue!
Donc, NON, les Australiens (les 'Red Necks') ne font pas confiance aux Backpackers et se passeraient bien de les voir en vans sur la route! C'est pourquoi les employeurs ne sont pas chauds-chauds non plus! Ils savent bien que notre Visa d'entrée ne nous permet de travailler pour eux que pour une durée maxi de trois mois et avec leurs prérogatives, difficile de les convaincre qu'on peut apprendre vite, sans besoin de passer ces fichues formations pour savoir par exemple comment marche une machine à café! C'est pareil dans les bars : pour pouvoir être employé ici comme barmaid, il faut un certificat pour servir de l'alcool... Un peu comme une licence si vous préférez! Mouais, c'est comme ça, mais bon, c'est pas compliqué de servir un monaco, un mojito ou un diabolo-fraise amélioré, flûte alors! Pis on n'est pas du genre à s'en foutre comme certains, pour nous, le service, ce sens peut-être bien français, c'est important de le transmettre... Bref, on ne va pas faire une dissert pendant l'entretien qui peut nous amener à un job et de toute façon, ils ne comprendraient pas... Pour eux, servir un plat en sauce, c'est extraordinaire alors, comment leur faire admettre que pour nous, ça tombe sous le sens?! On ne va pas déplacer leur montagne! On écoute plus du classique que du rock-country, on n'hurle pas dans les rues pour se faire remarquer comme tous ces backpackers si reconnaissables... D'ailleurs, ils ont l'air d'un vrai troupeau, non, pire, d'une meute en pleine exploration lunaire, complètement attardés! On est peut-être plus raisonnables ou n'ayant plus cet esprit 'jeune' que l'on a au collège, en tous les cas, on n'aime pas bien s'y frotter!!!
Le seul point commun avec ces 'young' serait effectivement notre âge et notre sac à dos! C'est tout! Ce qui n'empêche qu'on a toujours ce sticker sur le front et parfois, c'est désagréable... Souvent même!!! Enfin, on ne peut pas en vouloir ni à ces australiens qui nous détestent, ni à ces jeunes que l'on évite, après tout, on est ici donc on fait avec. Amalgame ou pas!
En attendant, on passe de très bons pique-nique improvisés, de très bonnes soirées rugby-photos-dîner-rigolades, de très bons moments avec nos 'sauveurs' d'ici, ceux-là qui ont su nous faire confiance, nous intégrer, nous faire voir la vie australienne comme elle l'est et nous accepter tel que l'on est, tel que l'on sera toujours!
Free Hugs from Oz!
NB : Happy Mother's Day & Happy Father's day! On pense à vous, chers 'procréateurs'. Hihi! Une spéciale dédicace vous attend sur Picasa, ouvrez l'oeil et peu importe le jour, français ou australien, où cela est fêté! On vous aime et puis c'est tout!!!!!! Alors bonne fête encore et à la prochaine.
13 juin 2009
ROBINSON CRUSOE
Que faire? Glandouiller encore en attendant désespérement que le portable sonne pour un boulot, squatter encore dans les agences d'emploi où rien n'aura changé ou continuer notre voyage dans la lancée où nous l'avions préalablement commencé?
De toute façon, il ne nous reste pas assez d'épargne pour continuer vraiment notre route par le Nord. Ah ça non, ce n'est pas la paie d'esclave que l'on a touché au Shamrock qui aurait pu nous permettre d'aller où que ce soit! On en a encore un os de poulet en plein milieu de la gorge à cause de cette histoire, enfin, il faut bien passer et penser à autre chose!
Et cet autre chose en question, c'était bien cette idée d'aventure qui siège toujours en nous qui a été vainqueur!! On est donc parti sur l'île située juste en face (cent bornes à vol d'oiseau) : Fraser Island.

'K'Gari' (surnommée ainsi dans le langage aborigène, signifiant 'Paradis')
Plus grande île de sable au monde avec ses quelques 120 kilomètres de long et 15 de large, Fraser plaît à tous et sans conteste! On a pu le vérifier par nous-même. Permis en poche (les rangers ne rigolent pas, il faut payer pour avoir le droit de rouler et de dormir sur cette île!), kérosène dans le moteur -euh, non, essence bien sûr! -, on a pris une barge qui nous a mené tout droit là-bas. Heureusement que nous avons un 4X4 entre parenthèses car aucun autre type de véhicule n'y est autorisé ; il est d'ailleurs assez rigolo de voir les camions poubelles et les remorques de particuliers équipés avec des roues du tonnerre pour pouvoir passer! Même les bus sont conçus pour ça, quatre roues motrices et châssis énorme le prouvant! Toutes les routes sont en fait des pistes de sable, même à l'intérieur des forêts verdoyantes de l'île, on s'est donc procuré aussi la table des marées avant de partir, un peu indispensable si on voulait pas se retrouver coincer entre les dunes et les vagues! Enfin, rassurez-vous, pas de ça, tout s'est bien passé, pas eu besoin d'envoyer un 'Meydey'... De toute façon, pas de couverture réseau du tout, à peine si l'on a pu écouter la radio, coupés totalement du monde, de la terre ferme, seuls puisque pas en saison ni vacancière ni touristique, ça fait un bien fou!!!
Fraser, là, sur votre carte peut apparaître comme une toute petite pointe mais en réalité, elle vaut le détour de par sa beauté, son écosystème, son ciel bleu le jour, sa voie lactée splendide lorsque la lune s'installe et tout simplement pour son irrésistible douceur de vivre.... Fraser pour toutes ses raisons est inscrite au Patrimoine Mondial depuis 1993. Bon, attention aux confusions, si vous la voyez du ciel comme cela est possible depuis l'un de ces coucous qui atterrissent directement sur la plage (quoi de mieux pour une piste? Quel luxe aussi, chapeau aux pilotes!), elle vous paraîtra bien verte - ce n'est pas non plus une auréole dorée en plein milieu du Pacifique -.... Mais elle recèle de ces secrets! Tenez par exemple, il y a des tas et des tas de lacs, les uns perchés et limpides, les autres aux eaux brunes... De plus, les dingos sont une espèce protégée mais dont on dit qu'elle peut être dangereuse. Pour notre part, nous en avons croisé quelques uns, suffit de se tenir droit et de les fixer, de ne pas s'enfuir à toutes jambes, de ne pas non plus leur tendre un bout de viande en s'exclamant : "Il a faim le chien-chien? Il a faim? C'est pour qui le petit bout de bidoche?", et tout se passe bien. Ils ont juste les crocs, c'est normal pour des chiens sauvages, ils chassent! Enfin, toujours des histoires dans les journaux pourtant avec "Des attaques de dingos à répétition ces derniers temps sur Fraser", ce que n'hésitent pas à réprimander les rangers qui en profitent pour se sentir les rois du monde en les éliminant (ben oui, comme à la chasse, espèce protégée ou pas, ils ont un quota!)... Enfin, chacun garde son opinion là-dessus et même si on ne se sent pas rassuré lorsque l'on croise en marchant un dingo qui rôde par hasard, avec tout ce qu'ils disent et placardent comme panneaux 'Attention Danger', ben on serait plus du côté de B.B. sur ce coup-là! Ils doivent avoir une bonne raison de les haïr! En tout cas, ils ne nous ont pas mangé, y'en a même un qu'on a vu sur la plage, en repartant, et qui a bien voulu se laisser filmer! Chouette souvenir!
Passons au recyclage à présent! Car, oui, on a éprouvé le besoin de devenir écolo jusqu'au bout après ça! Sac jaune de recyclage dans les poubelles jaunes pour tous les cartons, plastiques, papier et verre, on a bien enregistré le message.. Bon, ben oui, il faut bien s'y mettre un jour! Et bien, malgré que ce ne soit pas facile facile de partager ses déchets lorsque l'on a pour simple toit une voiture, finalement, ce n'est pas plus contraignant que trouver des toilettes rapidement au milieu de nulle part - lol! Nous trions donc... Et puis aussi, le déclic a été cette espèce de rage envers tous ces trucs plastiques que les vagues rejettent après une marée ou que les gens insensés ou peu scrupuleux balancent vulgairement depuis leur fenêtre sans prendre la peine de bouger leur derrière du siège pour aller à la prochaine aire de stockage des déchets... Ca commence comme ça et puis ça en pollue la plage, l'île, la nature, l'environnement! Pfffff, on sait tous ce que c'est que de se balader en plein Paris et de se retrouver à compter les vieux chewings-gums collés, les mégots flétris, les mouchoirs usagés et les boulettes de papier tombées 'par inadvertance bien sûr', en attendant le bus, en traversant la rue ou en descendant dans une bouche de métro! Ca fait peur! Euh, stop deux secondes, on ne parle pas QUE des Parisiens là, hein (prenez pas ça pour vous les Lolos, vous êtes tout le contraire de ces gens-là, on le sait bien!), on parle de cette espèce de personnes qui a un malin plaisir ou une stupidité chronique à détériorer l'espace dans lequel ces gens évoluent, ils existent partout dans le monde, pas qu'à la capitale, cela va de soi!!!!! Bon, ok, c'est l'heure des confidences, il nous est bien sûr arrivé, un jour par-ci, une maladresse par-là de traîner sa tête en l'air et de ne pas penser au geste réalisé! Que de cigarettes envoyées au caniveau ou de papiers de bonbon laissés au bon gré du vent! Après tout, y'a pas d'âge ni d'heure pour le changement, suffit de s'y atteler... Alors, on respecte un peu plus mais on ne voudrait surtout pas faire la morale à qui que ce soit, c'est un choix personnel et singulier, c'est tout simplement notre quart d'heure vert mondain.......
On a pour résumer visité tout ce qu'il y avait à voir sur cette île si... île : baleine (la première de la saison, quelle chance d'en observer une en train de sauter, de jouer, de faire sa route), dingo, bateau, épave échouée sur le sable, forêts denses inexplorées, ou presque... De quoi faire de belles photos et aussi suffire à Bubulle pour parfaire ses dons de conduite. Aucun enlisement, aucune crainte, parfait jusqu'au bout du pneu! Ah oui, Fraser a rendu tout le monde heureux!!!
Bon, toujours est-il que cette petite escapade façon Robinson Crusoé du XXIème siècle était parfaite. Se retrouver seuls, en faisant camping sauvage avec presque rien et des balades pédestres au milieu de Mère Nature nous a fait un grand bien... Imaginez que l'on avait les levers de Soleil et de Lune sur le Pacifique... Rien autour, juste du sable, le bleu de l'océan.... Ca donne envie de chanter, de crier... Comme au premier jour, souvenez-vous! Si peu de choses, on ne connaît rien encore, la première bouffée d'air entre dans vos poumons, vous pleurez, vous vivez! Oui, les cinq sens remis totalement en éveil. Recouvrer une vision sublime du monde, les petites brises qui viennent vous frôler les bras, le délicat parfum iodé dans vos narines, le son incessant des vagues qui viennent se briser sur le sable encore chaud, reconnaître ce goût si enivrant de la vie, si courte, si... Enfin, le romanesque n'était pas de trop, c'est vrai car sur cette île, c'était comme un détachement du monde matériel et superflu qui gère tout de nos vies, comme un nouveau souffle, une page qui se tourne, deux enfants qui grandissent et se retrouvent dans leur peau d'adultes... Loin de tous ceux qui les ont vu évoluer... ...
Nous sommes finalement restés quatre jours, trois nuits à rêver, découvrir, penser, jouer de l'harmonica, déjeuner - la table de camping en face de ce précieux joyau que formait le paysage... Bon, cessons ce récit trop insolite qui aurait pu vous ennuyer ; c'est bel et bien ce que l'on a ressenti et ce qu'on a si peu la chance de ressentir dans une vie, tellement absorbés parfois par le quotidien, la routine, le boulot, les 'manques de temps' de se délecter de ces petites choses qui nous ont créées et mises là sur cette Terre...
Bref, bref, le retour à la réalité, à la connection internet, aux problèmes coutumiers, au bruit, aux annonces de jobs, à la crise, aux autres a été non sans un autre regard... Toujours un peu plus loin, toujours un peu plus interrogatif sur ce monde.
Laissons là nos brèves réflexions qui ne font avancer que nous, nous vous laissons apprécier cette lueur de vacances via nos prises de vue (encore une fois, pas eu le temps de trier, vous aurez tout, à vous de juger!)...
Bises isolées des Français.
07 juin 2009
Pub Crawl
Ahhhh l'heure est enfin arrivée, 11 heures, lancement officiel des festivités... L'assaut est lancé dans les rues de Maryborough, les 'crawlers' commencent à faire tamponner leur carte, les premiers verres défilent! L'ambiance va bientôt battre son plein, plein comme le seront les gagnants du Pub Crawl qui auront rendus les premiers leur carte avec au moins dix tampons de bar sur treize... Et oui, même si les 'Soft Drinks' (les sodas, l'eau, les jus, etc...) étaient préconisées, vous pensez bien que certains ne se sont pas gênés pour boire bière ou alcools forts... On en a effectivement croisé le soir-même qui ne savaient plus où était le Nord et qui se demandaient même où pouvait bien se trouver les clés de chez eux! Hommes et femmes compris! Jeunes et vieux, pas de différences, tous les 'addicted' et les accros de la fête étaient là! Car bon, admettons, c'est une beuverie... Mais qui a au moins un but (ou une excuse comme vous voudrez) : elle aura permis à cette petite bourgeade de rafler pour sa cinquième édition le titre record au Guiness mondial avec ses 4657 visiteurs participants - entre nous, bravo, car jusque là, le prix était tenu par la Big Apple, New York et ses citoyens beaucoup plus nombreux! Grande victoire annoncée dès le lendemain dans les journaux...
En ce qui nous concerne, on n'aura pas fait la une puisque d'une part, les autres rivalisaient bien plus d'ingénuosité dans leurs costumes sur le thème 'autour du rose' et d'autre part, nos cartes n'auront pas été comptabilisées pour le Guiness, on a voulu les garder en souvenir et puis, de toute façon, on n'avait pas la vessie assez grosse pour contenir treize verres avant 18 heures le soir venu!!!!!!! On aura bien rigolé -des autres, lol- et bien festoyé en trinquant sur les pchitttt des bulles de Coca...
Ah, déroutante cette Australie, n'est-ce pas? A la vôtre et à la prochaine surtout!
02 juin 2009
Sortie pédestre
En ce début de mois de juin, plein hiver, météo consultée - il paraît qu'il va faire bon cette semaine -, Cécile nous emmène en virée. On s'en va donc plus vers le Sud sur les routes en travaux (alors, on n'a pas encore d'explication sur ce fait mais c'est indubitablement le cas : les routes sont soit 'défonçées' - désolé, y'a pas d'autre terme! -, soit trop longtemps en cours de 'restructuration'!!).

On s'arrête par Tin Can Bay pour faire une rencontre matinale intense : le lieu est bien connu des dauphins en toute saison.... On aura eu la chance donc d'approcher de très près ces gracieux mammifères marins pendant quelques minutes... Cela restera plein de bons souvenirs malgré, il faut le dire, que ce soit un repaire à touristes, une sorte de marché protégé qui laisse nous approcher de ces créatures tout en nous donnant la possibilité de les nourrir de poisson, monnayant quelques dollars! Ben oui, ils sont très intelligents ces dauphins, 365 jours par an, ils passent par là car ils savent bien que la pêche a été faite à leur place..... Sinon c'est vrai, aucune chance de les trouver là, si au bord des côtes sur la plage! On n'aura passé que quelques instants à les observer, les pieds dans l'eau mais c'était bien quand même... On a esquivé les autres touristes autour pour ne garder que le but de notre venue : profiter de pouvoir plipoter un peu avec les dauphins joueurs... Euh, non, pas le droit de nager avec eux, c'était pas non plus 'La Petite Sirène'!!!!! Ils étaient bien protégés des aversions ou des débordements humains par des bénévoles amoureux de ces 'dolphins'.... Merci la Mer car tout de même, c'était chouette! Aussitôt détaillés, photographiés, nourris, aussitôt repartis! Petit café et nous aussi on va suivre le cours de notre journée!
Bienvenue à Cooloola Park, au coeur de la réserve nationale du Great Sandy Strait. On vous en avait déjà soufflé deux mots mais c'est bien dans cette forêt touffue, un peu humide et tropicale, sableuse, verte, où les espèces de la flore (les palmiers, les gommiers, les eucalyptus,..............) et de la faune (les serpents, araignées, mouches des sables, goannas, oiseaux, dingos et SANGSUES!) sont quasi 'toutes' représentées... 10 KILOMETRES de traversée dans cette forêt dense où les chemins sont parfois étroits pour la pause bien méritée de midi... Petit repérage de marche aboutissant sur un paysage d'une beauté qui valait la peine que l'on aille jusque là : on arrive devant l'océan, plage déserte, dune de sable sauvage, le calme... Ca nous ouvre bien l'appétit! Celui des sangsues aussi : qui de Cécile, Estelle et Julien a le sang le plus sucré, le plus convoîté par ces moustiques et autres calamités esthétiques??????? Devinez, on vous le donne dans le mille, oui, c'est bien à la plus jeune de nous trois qu'elles s'en sont prises!!! Bahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!! Vite vite, on remonte les chaussettes pour le retour!!!!!! 10 KILOMETRES suivront, épuisants.... On parlait moins, ça c'est sûr! Le manque d'eau nous aura même conduit à penser que l'on s'était trompé de chemin mais non, heureusement, le temps menaçant nous aura-t-il pressé? On est arrivé à l'heure à bon port, juste avant la saucée et avant la nuit!! Alleluia!
N'empêche, nous avons le droit de nous féliciter... On met la modestie entre parenthèse pour une fois et on peut s'applaudir. Car, n'étant qu'amateurs de belles balades et marches à pied, on -enfin, plutôt la Marmotte de l'équipe - s'est surpassé... Bonne musculation pour les cuisses en outre.. Hihi!!!! Donc une randonnée de 20 KILOMETRES en tout, pour des semi-débutants, c'est pas mal, même plutôt bien en seulement environ cinq heures... Eh eh, ça vous en bouche un coin, hein? Même si ce sera pas le cas pour les pros du sport et les endurants du guidon, nous, on est fier, na! Le repos postérieur aura été bénéfique au sens propre, comme au figuré. A suivre d'autres exploits!
31 mai 2009
Vive les POTIRONS!!!!
Bon et bien, non, la situation n'a pas changé... Ah si, une nouvelle batterie d'ordinateur trône fièrement désormais sur la table.. Le délai d'attente a été raisonnable, le taux de change entre dollar américain et dollar australien (puisque commandé sur un site internet des US) ne nous aura valu que trente dollars en surprise de plus car nous n'avions pas fait la conversion... Pauvre monde boursier!!!! Enfin, toujours est-il que nous pouvons maintenant retracer un peu ces dernières semaines pour que tout le monde puisse bien suivre notre petite aventure!!!! Où en étions-nous arrêtés déjà? Hem..... Ah oui, comment a-t-on pu l'oublier? Notre désastreuse expérience salariale au resto! Bon, notre moral après tant de désillusions tangue et, sur les conseils d'Ann, nous sommes allés nous changer les idées... Petit détour dans l'arrière pays donc, à l'époque où le pétrôle affluait encore dans notre réservoir - lol! Plaisir de reprendre vaguement la route, joie de retrouver des activités simples de touristes le temps d'une journée : nous nous sommes donc rendus à Goomeri pour le 'Pumpkins Festival' (ou festival de la citrouille/des potirons)... Quelles drôles d'idées ont-ils ces Australiens!! Hihi, et en plus, ça cartonne! Que de badauds.. Mais pas des gens qui voyagent comme nous hein, non, que des locaux, des gens bottés, chapeautés, déguisés, enjoués,.... Oui, des habitants qui viennent de loin même pour assister à ce festival annuel! Waouh, sensations assurées... Nous avions le programme et on a eu la chance d'avoir du beau temps pour pouvoir assister à tout! Chouette.... Arrivée au village, tout le monde peut venir, gratuitement cela va de soi, et participer à tout! Marché et étales en plein air, balade dans les divers stands qui suivent la route principale du patelin. On croise de tout et de toutes sortes, on y va d'un bon pas, avides de partager ce 'bloody australian moment'! Les animations ne manquaient pas (les 'baraques à frites' d'ici non plus!!!) : on aura donc pu voir une caravane de chameaux, des lamas (assez courant d'en voir par ces contrées), des concerts de clochettes en pleine rue, une démonstration de chiens d'élevage qui gardent les troupeaux de très grosses 'MeuhMeuh', un spectacle haletant d'un dresseur de la Susan River avec quatre de ses chevaux (on en connaît déjà une qui est pressée de voir les vidéos ;-)) et qui leur fait faire des trucs E-P-A-T-A-N-T-S, un show avec des reptiles (attention pour les âmes sensibles, les photos feront apparaître de grosses bébêtes serpentées!) présenté par deux professionnels, un peu à la Starsky et Hutch - lol!- qui malgré leurs années d'expérience n'étaient pas des plus rassurés avec les espèces les plus venimeuses d'entre tous ces reptiles... Ouf, heureusement, y'avait pas d'araignées!!!!! C'était du reste très instructif.... Et puis, n'oublions pas le clou de la journée : la grande et très disputée compétition qui en rassemble des masses et des masses - et des masses - de monde, nous avons nommé 'The Great Australian Pumpkin Roll'!!! Cela consiste tout simplement pour les individuels inscrits à jeter un (et un seul) potiron depuis le haut de la colline qui a été tout spécialement pour l'occasion habillé tel un parcours dans un circuit auto, avec balisage et tout et tout... Les arbitres sont au taquet, le juge annonce le début de chaque lancer et les gens balancent leur pumpkin tout en l'accompagnant jusqu'au bout par le geste.... Trop pro quoi!! Y'en a qui viennent tous les ans, juste pour ce lancer très sérieux et rigolo à la fois... On aurait pu leur dire qu'à la Cannebière, y'a pas besoin de légumes!!! Hihi, un peu comme à la pétanque c'est vrai, sauf qu'il n'y a pas d'équipe, qu'il n'y a qu'un lancer autorisé par personne, qu'il n'y a aucun cochonnet et qu'immanquablement au bout d'un moment, le potiron s'éclate en mille morceaux pour arroser les spectateurs!!! Haha, même qu'il y en a eu une qui s'est fait assommé par une citrouille... Ouïlle, ouïlle (on pouffe dedans!) mais non, rien de grave, elle s'en souviendra juste longtemps qu'il ne faut pas trop se pencher par dessus le grillage installé pour regarder les compétiteurs et les citrouilles!!!! Enfin, celui qui réussit à envoyer le plus loin son potiron marqué d'un numéro est le winner! Et faut pas croire, même si les pumpkins sont rondes, c'est pas forcément évident que ça aille tout droit! Le gagnant a donc quelques sous en gratification mais bon, les gens jouent surtout pour le plaisir, c'est vrai que c'est vachement cool finalement! Et même pour nous, simples spectateurs d'un jour, c'est bonus car à la fin de la compèt, on peut repartir avec toutes les pumpkins que l'on veut... On était bien placé, on a pu en ramener pour nos amis, des pas trop abîmées par la chute!!!! Quel régal (on aurait dû en envoyer une à Mamie, quel délice ton gratin de courges, n'est-ce pas?!)! Drôle de nouvelle immersion dans leur monde, la journée est ainsi passée très vite. On a du mal à imaginer que quelqu'un un jour ait eu l'idée d'organiser un tel évènement mais ça dure, ça ramène du monde, ça fait marcher le commerce comme on dit - puisque même un dimanche, les magasins du coin étaient ouverts... Chouettes petits shops en effet, superbes chapeaux et bottes de cuir, MADE IN AUSTRALIA, c'est pas l'envie qui nous manquait de leur ressembler, mais..... Toujours est-il qu'on vous laisse découvrir par vous-même cette étrange manifestation ; c'est autre chose que nos foires à nous! On ne se prend pas au sérieux, et ça fait du bien...
30 mai 2009
Retour a la case depart sans passer par la case prison...
Vous connaissez tous le Monopoly... Dans ce jeu ou les plus riches ecrasent les plus pauvres et devalisent la banque... Et bien, avec nos deux pions, nous n avons pas d hotel Rue de la Paix mais plutot un abonnement a la case *Passez votre tour*....
Pour les nouvelles donc, voyez comme on les attire, les emmerdes :
Petit un - le resto s est immanquablement solde par un echec : la patronne a profite de notre etiquette collee sur le front de Backpackers, pour nous exploiter, elle aussi, et sans scrupule en plus... Nous, on travaillait bien, on apprenait vite, on faisait meme plus que les autres tellement on etait content de travailler et puis, rien, le salaire etait etabli sur un quiproquo, ce qui nous a valu d etre paye la moitie de ce que l on pensait et elle, bien entendu, ne nous a ni declare, ni augmente, juste remercie du service rendu... Tu parles que ca nous fait une belle jambe///// Plus de boulot non, car elle a prefere eviter les embrouilles et nous virer sans tambour ni trompette, en nous souhaitant de bonnes vacances...
Petit deux - la batterie de notre ordi portable a litterallement explose dans la voiture, comme qui dirait : elle nous a pete dans les doigts.. En attendant qu une autre nous soit reexpediee dans les jours - ou les semaines - qui arrivent, on se voit dans l obligation de redecouvrir les joies des claviers Qwerty, sans accent, a la bibliotheque municipale... De quoi bien faire un trou dans notre porte-monnaie la aussi...
Petit trois - Histoire de se vider la tete et de penser a autre chose, bien sur que l on va participer au Pub Crawl.... Sauf que ce sera l un de nos dernieres depenses pour le fun avant longtemps :-( ...... Enfin, heureusement qu il y a eu cette semaine quelques jours de detente et de sport (balades et randonnee de 20 kilometres... Qui l eut cru que la marmotte aurait ete capable de faire tant avec ses petites jambes - lol) en compagnie de Cecile.. Les photos auront donc du retard comme vous l aurez compris mais bon, c est independamment de notre volonte...
Voili nous ne pouvons rester trop longtemps pour cause de creneau horaire - check des mails, mise a jour du blog et recherche de boulots sur internet - mais sachez que malgre toutes nos *mesaventures*, nous restons soudes et heureux d etre ensemble, on pense bien a vous tous, surtout en ces moments la : au fond, QUEL EST LE VERITABLE BONHEUR? Lorsqu on cotoie comme nous toutes les poisses du type Pierre Richard, on sait ensuite RELATIVISER....
Allez, grosses bises a toutes et tous, portez vous bien et a bientot, nous l esperons.
Les Frenchies.
28 mai 2009
La tournée des bars de Maryborough
Tous les ans, petite spécificité (trop de syllabes ce mot!!) de la ville qui s'est inscrit au Guiness des records : le 'World's Greatest Pub Crawl', traduisez ' le plus gigantesque rassemblement au monde dans les pubs' ou un truc de ce genre.
Le principe est simple : acheter un ticket, aller boire un verre et faire par le même coup tamponner son ticket dans les onze pubs participants à l'évènement et rendre son ticket avant six heures du soir. Les tickets complets sont ensuite comptabilisés, vérifiés, contrôlés par un 'jury' et envoyés ensuite au Guiness pour qu'ils inscrivent cet évènement dans leur nouvelle édition annuelle...
Vous obtiendrez donc des tentatives désespérées de trinquage de bières et autres alcools, des queues ahurissantes de bus garés à l'entrée de la ville et des foules et des foules personnes qui viennent de très loin pour rigoler et boire un verre. Enfin, surtout que c'est une bonne excuse pour dire à sa femme : "Chérie, tu t'inquiètes pas, moi et mes potes, on adore la compèt, faut pas qu'on perde, on lâchera rien, c'est pas l'histoire qu'on se bourre la g****** mais tu comprends, faut qu'on fasse mieux que l'année dernière!!!!"... Haha, on les connaît ;-).... Enfin, toujours est-il qu'on attend cette date avec grande impatience de voir ça, ça fait parler les gazettes du coin, c'est bien, on sera peut-être en première page du canard!!! On vous fera parvenir les photos, c'est le week-end prochain, enfin le premier de juin.... :-DDDDDDDDDD !!!!!!
Let's go for the party!!!!! See you, the french wine lovers!
27 mai 2009
Enjoy your meal!
Mardi, 11H, marqua donc nos débuts - ou plutôt notre suite - dans la restauration! Les termes sont fixés, trois mois de boulot, cinq jours par semaine, environ cinq heures par jour divisées en deux shifts (voire plus si clientèle affluant), service midi et soir, uniformes fournis.. Pour la paie, pas encore bien rodés, pas de contrats signés, normal, car ici, c'est courant pour un job qu'on pourrait appeler 'CDD'. Un peu de stress, vite parti car vite dans le bain.. d'huile! lol, bon, ok, ça sent un peu la friture mais de toute façon, les australiens (enfin, pour la majorité d'entre eux on entend!) ne jurent que par les frites..... Maria, la gérante, va nous former quelques jours, ainsi que Kathleen quit ravaille là depuis trois mois. Bon, petite désillusion car NOUS faisons TOUS LES DEUX la cuisine et Estelle qui épluche un seau de patate avec un éplucheur qui coupe même pas en avait un peu sa claque arrivée aux dix dernières, alors qu'elle croyait être juste en salle mais bon, y'a pas de sous-métier comme on dit, on apprend vite à être polyvalent! Donc, on est SACREMENT contents.. T-shirts et tablier tous deux vêtus, on commence à apprendre la carte du 'menu'. Pour ceux qui n'en aurait qu'une idée imprécise, ici, sur le 'menu' ne sont affichés que les plats principaux et les sobres desserts.. Normal, vu qu'ils ne connaissent pas les entrées. Pas d'apéritif ni de mise en bouche, on passe direct aux choses sérieuses! Et pour le service, idem. Dans ces sortes de taverne, les gens commandent direct ce qu'ils désirent au 'passe plat', paient avant de consommer quoi que ce soit (pas droit aux plaintes donc ;-)), prennent les couverts que l'on leur tend et vont s'asseoir là où ils le souhaitent, après être passés par le bar qui jouxte l'espace repas juste de l'autre côté de la salle. Faut se faire à ce concept, mais pourquoi pas? Les gens mangent et repartent, ou se posent pour une partie de billard après avoir manger car côté jeux aussi, tout est prévu!!! Pour résumer, de notre point de vue à nous, c'est une sorte de cantine-take.away.-bar-salle.de.jeux-détente! Ca n'a rien du cachet de ces grands restaurants gastronomiques, rien de la coquetterie des bouchons lyonnais, rien de l'ambiance des bistrots parisiens, rien du décor des étapes savoyardes... C'est vrai que ça manque de nappe, de fleurs, de discrétion, de musique douce et de toutes ces petites choses du grand savoir-vivre français... C'est une nouvelle expérience à part entière et on la prend comme elle est, si on a l'occasion de faire de vrais plats européens au Shamrock, il y aura le fond mais pas la forme,.. On verra pour arranger ça à la longue! Enfin, toujours est-il que ça y est, après y avoir cru si fort, on y est! Merci encore à Janet pour ses inquiétudes et ses bons tuyaux, sans quoi on aurait encore tourné longtemps pour trouver.. On ne va pas le lâcher de si tôt ce boulot, on va s'y accrocher fort fort (surtout que toute l'équipe est pour le moment très sympa avec nous). Et puis, impatience également, non pas que ça se termine car les vacances, on les savourera encore plus après pendant tous les mois qui nous restent, mais car le rendez-vous est pris : tous nos nouveaux amis d'ici vont venir un soir dîner - lorsque l'on sera bien au point derrière les fourneaux et en salle!.... C'est chouette, ça nous met un peu la pression car faudrait quand même pas tout foirer, brûler ou trop frire, on ne voudrait pas les décevoir!!! En plus, ce sera une nouvelle clientèle pour le resto, pas plus mal! On espère qu'ils sauront toujours apprécier notre 'french smile' :-D .... Voili voilou donc pour les nouvelles de ces derniers jours. Vous êtes au courant de tout!!! Désolés quand même pour le retard mais vous savez que ça met un temps fou, faut trouver le créneau en plus maintenant avec notre job pour écrire... On en sera pardonné on le sait.. Mais sachez que les jours absents sont les jours où on pense à vous également.. Pas besoin de mot pour décrire nos mille pensées, idées et souvenirs, alors, juste une dernière chose avant la prochaine : prenez bien soin de vous! Bises du Chef et de l'Assistante Sous Chef - Serveuse!!! A très vite, rendez-vous plutôt sur Picasa! NB : On vous fera parvenir bientôt une adresse pour nous écrire directement si le coeur vous en dit...
25 mai 2009
Atelier Couture
Petit break d'un ou deux jours encore, parfait pour paufiner l'aménagement de notre Pépin-Oz... Nettoyage, réparations (merci de toutes tes idées ingénieuses Stéphen, qui mérite bien le titre du 'Mac Giver' australien! Thanks mate ;-)!), bricolage, aspirateur (la moquette en avait bien besoin),... Petit atelier aussi pour les mordus des travaux manuels que nous sommes : de vieux rideaux mais simples et bien costauds feront parfaitement l'affaire pour ce qui est de fabriquer de vrais rideaux qui tiennent pour obstruer les vitres de notre 4X4... Tissus et scratch., en avant les mesures, les fils, les aiguilles et la machine à coudre.. Euh, comment ça marche déjà maman? Heureusement que la Norvège dispense des cours de couture obligatoire, c'est Bubulle qui s'y collera... Décidément, il sait tout faire ce Juju ^ ^ :-P .... Même qu'il a fabriqué à sa chérie un magnifique petit sac à main customisé trop beau et un grand sac de plage avec renfort en carton pour le fond, histoire de pas perdre les chutes de tissus du rideau... Utile, écolo, joli et pratique, on n'arrivait plus à l'arrêter de coudre!!! Hihi, trop fort!!!! Et merci aussi à Ann qui nous a prêté sa Singer! Ah car oui, aussi, vous en faites pas, pour le moment, Ann la canadienne et Roger l'australien chez qui nous avions dîné les autres fois ont fortement insisté pour que nous utilisions les commodités de leur sous-sol (buanderie pour le linge et la vaisselle, salle d'eau pour la douche et les toilettes), ainsi que leur allée pour se garer et ainsi pouvoir dormir paisiblement dans notre auto.. La gentillesse est de mise ici, vous l'avez constaté. Et puis, c'est surtout qu'ils n'étaient pas trop rassurés de nous savoir dormir à l'autre bout de la ville dans un parc - du reste très calme- mais à proximité d'un pont! Et bien que nous soyions totalement autonomes et équipés, ils sont plutôt contents de nous aider, Roger améliore ses leçons de Français données par Cécile avec nous et Ann nous donne tout plein de conseils et nous rencarde sur les évènements à venir du coin, sympa! Du reste, on ne les dérange pas trop car le bas de ces maisons sur pilotis est surtout utilisé pour les garages, ateliers, dépôt de bric-à-brac et restons discrets comme on sait le faire.. M'enfin, c'est vrai qu'à long terme, non! On ne va pas les embarrasser, ni s'imposer comme un poids qui pourrait lester leurs habitudes... Il va falloir que l'on réfléchisse. En attendant, grâce à ces gens qui ont une fois de plus le coeur sur la main, on a la possibilité de nous connecter sur internet de temps à autre, et ça, rester connectés à vous un petit peu sans trop décrocher de tout, c'est important!
23 mai 2009
Virée du week-end
Le week-end s'annonce beau, l'idée du pique-nique est appréciable, départ pour Noosa Heads avec Cécile et Stephen. 07H(15), on décole pour quelques heures de route avant d'arriver. Ben oui, une nouvelle fois, les routes sont longues et les limitations de vitesse très réduites! 90, maximum 100 ou 110 sur autoroute, on se traîne un peu!! On fait une halte sur un grand grand marché où tout est vendu, du fromage de chèvre (humm, un délice, Camille est ici très réputé car il est le seul français producteur de fromage de toute l'Australie, ses fromages sont vendus partout sur le continent) aux plantes carnivores, en passant par des habits de tous les genres et par les artisanats locaux (didjeridoos, tableaux, arts aborigènes et bien plus encore)... Chouette petite balade. Puis nous en voilà repartis pour Noosa. Chicos dites donc! Le centre ville est criblé de boutiques branchées et hupées, l'immobilier doit être cher par ici... Il y a du monde, du passage et des surfers! L'heure du déjeuner arrive. Cécile a tout prévu, on fera pique-nique sur le pouce, omelette, pââââââté de faisan :-D (mais où trouve-t-elle tout ça?, on n'a pas les mêmes adresses de supermarché ;-) lol, non, on a bien pris note de où ils trouvent tous ces 'mets' du goût de chez nous!), fromage, pain baguette et fruits rafraîchissants. Finalement, rien ne vaut la façon dont les français expatriés cuisinent, même avec peu on peut faire très délicieux! Humm, la digestion se fera sur les traces des koalas! Car l'un des 'spots' de Noosa bien connu est son parc national. C'est parti pour une petite rando à la découverte des joies de la nature. On lève la tête, on observe toutes les branches à la recherche de ces petites boules de poil grises avec des grandes oreilles, ces doux nounours que sont les koalas... Mais les nuages et la pluie qui ont un peu précédé ne nous donneront pas la chance de les apercevoir. Tant pis, cela fera une excuse pour revenir car hormis cela, les arbres, la forêt, les chemins qui la coupent et la vue, la vue! Epoustouflant lorsqu'on arrive en haut de la colline. L'océan Pacifique n'a vraiment rien à envier aux autres.. Il y a des vagues aujourd'hui, le pied pour les surfers qui sont aglutinés là, un peu à la mode 'Brice de Nice' mais au moins eux, ils l'attendent moins longtemps la vague! On repère même une plage nudiste, histoire de venir y bronzer 'partout' pour les beaux jours.. Hihi, ohhh!! Comment ça la trace du bikini fait défaut? On va déjà rentrer bronzés, pas besoin de vous montrer le reste!! Hihi.. Parlons peu, parlons bien!
La route retour sera reposante pour la marmotte que - vous savez qui - est, dormir en voiture la bouche ouverte, le top du glamour hein?!?! Enfin, cette journée nous aura bien fait du bien, un peu de décompression avec le stress du premier jour de boulot et elle nous aura encore une fois permis de bien rigoler en compagnie de ce couple pas comme les autres! So cute! Les photos vous les feront bien volontiers rencontrer, nous vous les présentons enfin, pas facile à prendre en photo Cécile et Stéphen!!!!
22 mai 2009
Une nouvelle ère arrive...
Enfin voilà, après donc une belle échappée à Hervey Bay et aussi de belles désillusions, on apprend par nos amis, les joyeux Ecoqueenslanders - qui s'inquiètent toujours pour nous ;-) -, que Janet (souvenez-vous, l'artiste qui tient un magasin, un peu comme la caverne d'Ali Baba où on trouve de très très jolies choses, arts se mêlent à la littérature et à la musique autour de repas et cafés qu'elle prépare.. sensas, un bon concept!) a rencontré une cliente dans son magasin qui recherche actuellement deux personnes pour travailler. On ne sait pas encore s'il sagit de bosser dans son restaurant ou dans son jardin mais quelle bonne nouvelle! C'est l'heure de rentrer sur Maryborough, on verra bien ce qu'il en ressortira! Maria, elle s'appelle. Le Shamrock Hotel, au 'corner' de deux grosses rues un peu excentré de l'artère centrale de la ville. 10 heures, l'ouverture. Seules infos pour le moment. On pointe le bout de notre nez, le patron du bar nous reçoit. Il appelle Maria (Non, ce n'est ni une femme de ménage, ni une portugaise.. lol, bonjour à elle d'ailleurs ;-), mais la patronne du resto!)... On devra repasser, l'après-midi même pour la rencontrer. 14H30, finalement Maria est asiatique et n'a aucunement besoin d'entretien dans son jardin... Au contraire, il lui manque deux personnes, une en cuisine, l'autre en salle! Quel pied, on a du mal à y croire! Ca tombe enfin! Trois mois prévus de labeur jusqu'en août, ensemble pour gérer un peu ce resto asiatique à la mode australienne... Coolllll! Qui l'eût cru? Les cours du lycée hôtelier vont donc servir à quelque chose, Bubulle aura la toque! Hihi Haha! Nous qui désespérions tant de la nourriture d'ici, on va pouvoir remonter un peu le niveau, c'est une réelle opportunité!! EMBAUCHES, c'est top! Bon, pour la paie, on n'est pas encore sûrs du tarif mais bon, logiquement, ils devraient être réglos, alors! On commence mardi :-D..... Croisons les doigts!
20 mai 2009
Wake up in OZ!
Poursuivant la route de la recherche acharnée de travail, nous nous sommes décidés pour une virée à Hervey Bay, comptoir touristique sur la côte à trente minutes de Maryborough. Arrêt oblige pour notre mordu des mers que tout le monde connait... Le port donc et ses bâteaux de pèche.. Balade sur la jetée. Un peu d'iode dans les narines et on repart pour essayer de trouver le centre ville... Bon alors bien sûr, on aurait pu tourner des heures car il n'y en a pas!!!! Toute la station balnéaire s'étend sur toute la longueur d'une esplanade ; les magasins, les restos et les bars s'étalent comme ils peuvent entre les quartiers résidentiels.. Plan de ville découpé et compliqué donc! Bref, on sonne à quelques portes. Fermées! Fermées les débouchées, oui, ça malheureusement, on s'en doutait!! On est tout de même passé dans des agences d'emploi où toujours le même accueil, toujours les mêmes réponses, toujours si peu d'annonces! D-E-S-O-L-A-N-T- .... On en ressort avec trois pauvres offres imprimées sur papier recyclé (non, on exagère pour le papier mais ça aurait pu, ils sont super écolos ici - après tout, il faut bien commencer par préserver l'environnement et ils ont raison, alors pourquoi pas?!). On appelle, bip bip, ça sonne... Suspense! Premier coup de fil, répondeur, message. Deuxième essai, la place vient d'être prise le matin même! Troisième annonce, renvoi sur numéro national des boulots saisonniers (cueillettes, empaquettage, ...). Pour la énième fois, on les a en ligne et coup de massue lorsqu'on leur demande 'Mais où donc faut-il se rendre - sous-entendu, on est mobile - pour trouver un job, en avez-vous une vague idée (ou êtes-vous seulement payés pour déconcerter les jeunes qui recherchent vraiment du taf!?)???????' La réponse a été fracassante, texto : 'Nowhere'. Nulle part, nulle part, nulle part? On aimerait bien t'y voir toi derrière ton combiné.. Les seuls conseils qu'ils auront cru bons de nous donner auront été : 'Il va falloir se battre'! Comme si on n'avait pas déjà compris, comme s'y on ne se battait pas depuis le début pour pouvoir rester sur le continent, comme si l'Australie était devenue tout à coup si petite qu'il n'y avait plus aucun job, plus rien nulle part!!!! Pffffff, c'est fini, on n'appellera plus ces personnes dépourvues de raisonnement, on se serait cru en face des tributaires de l'ANPE.. Comme quoi, y'a de quoi flipper, ils ont tous les mêmes usages et la même façon de penser!! !! Pas bien le moral :-S ... Quelle est l'issue? Une nuit sera certainement de bien meilleur conseil. On se pose sur un parc à Point Vernon, toujours à Hervey Bay, on mange puis on s'endort.. 03H30 du matin... Toc Toc Toc... Toc Toc Toc... Réveillés en sursaut par ce bruit suspect, des phares de voiture nous éclairent l'intérieur de notre Pépin-Oz. Hein, qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce qui se passe? Pas rassurés, pas bien les yeux en face des trous, Bul jette un oeil par l'interstice des serviettes qui nous servent pour le moment de rideaux ocultants! Qui c'est? Ah, c'est pas des badaux, pas des gens bourrés, pas des foutteurs de trouble.. Ben non, sinon, on aurait déguerpi en vitesse en leur roulant sur les pieds ! Ah non, là, c'était pire : 'tagadac, tagadac, voilà les rangers!' (un peu comme les Daltons, sauf qu'eux, ils sont du bon côté et que pour le coup, les 'méchants', c'était nous!).. Une voix hyper travaillée dans les graves sort du néant et nous crie au travers du minuscule espace d'air qu'on a créé en ouvrant le carreau pour voir ce qu'il y avait à nous dire de si urgent à cette heure : "Le camping est interdit. Vous campez là en ce moment. Vous n'avez pas le droit, nulle part dans le Queensland et même en Australie. Vous pouvez être amendé de 100 à 350 $ si vous campez. Ce ne sera qu'un avertissement pour cette fois mais vous devez profiter des aires de campings payantes uniquement. Je vous laisse dix minutes pour partir. Que faites-vous?".... Ah ben patate va! Non, non, on aime bien payer des amendes!!! Le choix a été vite fait : on se tire! Alors bien sûr, on aurait pu faire nos malins et leur rétorquer : "Comment ça? Nous, camper? Mais regardez un peu autour de vous, voyons! Est-ce que vous voyez une tente? Des piquets? Est-ce que vous voyez ne serait-ce que l'ombre d'une miette de pain ou des déchets sur le sol? Est-ce que c'est illégal de dormir ou de se reposer, admettons, après une longue route (vu qu'il y a même pas d'aire de repos dignes de ce nom sur les autoroutes!)? Est-ce que c'est un crime de ronfler -lol!-? Est-ce que l'on peut venir dormir chez vous? -re lol!- ".. Non, on s'est tu car dans ces cas-là, mieux vaut faire profil bas. On a juste été capable de dire : "Vraiment? On ne savait pas que c'était interdit ici!" Mon oeil, entre nous, on avait vu le panneau, le même que celui à l'entrée de toute les aires de stationnement ou similis de parcs mais bon, maintenant, on sait vraiment ce qu'on risque! Enfin, vous n'allez tout de même pas nous dire que dans le bush, là où il est fortement déconseillé de conduire pendant la nuit, il y a des campings à chaque bout de piste! Et vous n'allez pas non plus nous dire que ceux qui avaient établis leur campement à Gayndah, carrément sous ce fameux signe : Tente barrée, ont été contrôlés par des rangers alors que tous les campings étaient bondés! Et vous n'allez pas finir par nous répéter qu'il faut qu'on aille ailleurs mais nulle part en fait! Foutaise que ces veillées et ces contrôles en pleine nuit! Certes, il faut bien que les rangers de nuit justifient leurs heures mais quand même, y'a des limites, on dormait trop bien et trop profondément! Y'a eu offense au Dieu Sommeil là!!! 03H40. Que faire? On va pas débourser des sous pour trois heures qu'il reste avant que le jour se lève. On ne peut pas non plus aller parquer la voiture ailleurs sous peine d'être vu une nouvelle fois par le ranger! Et s'il nous pistait? Non, l'heure très très matinale nous fait penser n'importe quoi! Au volant, une idée nous vient donc le plus naturellement du monde : notre nuit est terminée, il faut rester éveillé! Donc, CAFE!!!! Ah bonne nouvelle, voilà enfin une utilité que l'on aura trouvé au MacDo : ici, ils sont pour les plus majoritaires d'entre eux, ouverts 24H/24.... Cool le MacDrive : deux cafés très longs sucrés s'il vous plaît! Et hop! Deux méga giants mugs de cafés comme ils ont les américains dans les films à la télé, vous savez? Ben voilà, pareil! Une bonne dose de caféine et quelques arrêts pipi plus tard (oui, ça c'est comme le thé, c'est diurétique!! hihi), on est posé au port, hum, toujours pas bien le moral surtout que la météo fait des siennes : il pleut! Pff, vraiment, à croire que lorsque vous avez retrouvé le beau temps et la chaleur dans l'hémisphère Nord, c'est l'inverse chez nous.. Dépression et anticyclone se chahutent... C'est l'hiver ici, arrêtons de nous plaindre!! Disons plutôt que c'était pas du tout notre jour et passons plutôt à autre chose! On aura dormi ensuite dans un camping pas mal et pas cher pour fuir la fureur des rangers... Mâlin, n'est-il pas?
18 mai 2009
Suivez le Guide!
Puisque les 'yards' de nos compatriotes sont maintenant désherbés, fleuris, tondus et remeublés -enfin revernis pour ce qui est des salons de jardins -, nous avons finalement pris quelques jours OFF, mais pas que... Première initiative qui nous tarodait depuis quelques temps : après la visite du Bond Store Museum, expliquant et illustrant l'activité et l'essor de la ville depuis sa construction fin XIXème (hé oui, très récent comparé à notre Moyen-Age!), nous avons fait la visite complète de Maryborough (gratuite en plus, ça nous a paru encore plus intéressant!!!). Deux heures de découverte à pied, à suivre et écouter notre guide, Shirley, habitante originaire d'ici, qui passe sa retraite à faire partager sa passion. Petite note amusante : toutes les volontaires sont vêtues en habits d'époque selon la mode Mary Poppins... Vous verrez sur les photos, on la reconnaît facilement!!! Petit tour donc par le City Hall - la mairie autrement dit - où siège le Council. Superbe salle, un peu d'immersion politique citadine! Ensuite détour par quelques curiosités florales (les arbres à racines suspendues et les 'arbres saucisses'), architecturales (l'église catholique de St Mary qui a eu pour premier prêtre un français et qui a donc un coq en son hommage sur le toit, la poste,...) et historiques (les canons hollandais près de la voie de chemin de fer, la statue de Mary Poppins en plein centre qui n'a pas perdu sa popularité!). Bien sûr, on ne va pas refaire la visite en direct, on vous laisse un peu de choses à découvrir car, sait-on jamais? Peut-être qu'un jour, par hasard vous y passerez ;-)... Ah, que de belles choses à voir ici et à comprendre. Maryborough aurait pu être la capitale de l'Etat du Queensland puisque les colons sont arrivés ici par la Mary River et la ville a vite grossi mais ç'aura été Brisbane qui a finalement gagné le combat.. Cependant, la ville n'a pas perdu toute son importance et aujourd'hui, comparé aux gratte-ciels côtiers et aux artères bruyantes de Brisbane, Maryborough a conservé toute son authenticité.. Les maisons en bois sur pilotis, les rues calmes et le bon air qui y figure, les gens sont doublement plus conscients de leur chance! Entre parenthèses d'ailleurs, une enquête très sérieuse a stipulé il y a peu que les habitants de la région sont bien les plus heureux de vivre de tout l'Etat, voire de tout le continent... On en tire ce qu'on en veut mais les résultats et les sourires sont là! Deuxième échapée, direction l'aéroport. Comme à notre habitude, oui, vous le savez, on aime bien les avions... Y'en a qui visitent bien les cimetières, bon, chacun son truc! ;-). Petite aérogare, petit tarmac, petits avions, la visite a été vite faite c'est vrai! Pas beaucoup de passagers, voire aucun, pas de personnel non plus.. Humm, un aéroport fantôme? Non! Car cette balade nous aura néanmoins permis de voir pour de vrai un aéronef de la flotte médicale volante d'Australie. Car ici en effet, les distances sont longues et les régions parfois au combien reculées, aller d'un hôpital à un autre peut se révéler difficile voire même impossible pour une simple ambulance, surtout en cas d'urgence! Par conséquent les airs sont plus pratiques, rapides et logiques pour le transport de malades. Fin de la visite guidée, à vous de voyager, les photos sont en lignes :-D... Bises pleines d'enthousiasme, Les explorateurs!
17 mai 2009
En retard?
Qu'on se le dise, on va remettre toutes nos pendules à l'heure!!!
On se lève avant vous, on s'habille avant vous, on mange avant vous, on se couche avant vous..
On attaque donc la semaine avant vous (triste!)...
Alors, pour toutes celles et ceux que ça a exaspéré lorsqu'on arrivait comme à notre habitude en retard
pour les repas de famille, fêtes et anniversaires,
là, c'est sûr, on est en avance et en calculant bien, en un an,
on aura facilement rattrapé toutes ces minutes écoulées à se préparer et se faire beaux pour vous!!!!
OK?
Vous pouvez même brancher votre fuseau horaire sur le nôtre,
non non non,
haha on vous a bien eu,
ON EST A L'HEURE!!!!!!!!
Et tant qu'à faire, l'eau de notre douche coule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre,
(vive l'hémisphère Sud pour ses surprises!!)
alors faut pas s'tromper dans les réglages!!!!
Bises ponctuelles :-D
12 mai 2009
Aventuriers en Herbe!!!
Hihi.. Renouveau ici même, en direct de Maryborough!
En effet, nous voici devenus de vrais bons jardiniers sous les palmiers et les bambous des tropiques... On s'est créé un vrai carnet d'adresses et c'est parti, selon les conditions météorologiques bien sûr - un peu comme pour la couverture, on ne peut pas travailler s'il pleut, vous en devinerez les raisons car la boue jusqu'aux genoux, c'est pas l'idéal et ça fait des traces dans les pelouses, comme sur les ardoises ;-) !!!!!
Nous travaillons donc au service de gens très aimables et qui nous ont donné notre chance. On ne savait pas qu'on avait de tels talents de pépiniéristes.. Haha, qui l'eût cru???? On passe donc par un peu de désherbage, effeuillage, taillage de haies, élagage des palmiers, transportage de cailloux et de pierres, ratissage et tout ce qui sensuit - tâches du dimanche et des jours fériés qui peuvent ennuyer certains mais qui nous fait quelques dollars, c'est toujours mieux payé que dans les tomates, pis on aime bien finalement!
Minutie dans les gestes pour rendre tout cela joli, découverte de la flore en même temps que petites surprises de la faune : rencontre avec de jolis spécimens du type 'spider' ou 'snake' mais ça va, on tient le coup avec ces angoisses de petits français trop habitués à croiser des espèces 'ordinaires'!!! Pas le temps pour les photos car trop peur, pis on les chasse, alors, faudra patienter!!!
On travaille aussi au service d'une artiste très gentille et un peu bohème qui a une jungle qui lui sert d'inspiration ; on est en charge de remettre un peu d'ordre.. Là encore, on n'a pas fini de regarder à dix fois avant de soulever les branches!! C'est amusant, faut nous voir... Mais bon, c'est pas pour ça que ça nous ralentit, on travaille dur même, les gens sont contents de nous et c'est chouette de se sentir utiles!!!!!!!
Ce qui est certain, c'est que mon Pépère à moi serait fier de voir que finalement, et contrairement à tout ce que les ficus et autres plantes vertes ont enduré avec moi, on peut se révéler avoir une sorte de main verte et que l'amour du jardin aura pu être transmis! Ce ne sont que les prémisces mais on y arrive... Bubulle a la création, moi le perfectionnisme.. A deux, on est efficace :-D...
Enfin, voilà, là c'est juste un jour de standby car il pleut.. Quelques gouttes, mais rassurez-vous, ici, ça ne dure jamais (on entend déjà dire derrière les écrans : "Oh les veinards"). On reprend donc le travail dès que l'air sera redevenu plus sec et un peu plus chaud car oui, il arrive quand même qu'il fasse frais!!! Pis hop, on a déjà des rendez-vous pour le week-end pour commencer ponçage et vernissage de tout un ensemble de jardin, kiosque ou encore statues bouddhistes en bois.. (Tu vois Panojakix, tu n'es pas le seul ;-) Solidaires même loin!!!! Hihi, bon, le résultat ne sera pas aussi beau mais on a pris des notes avant de partir alors on devrait s'en sortir!)... Tout un programme en somme!
Cela ne nous aura quand même pas empêché de déposer d'autres CV en ville car ils cherchent quelques personnes qui peuvent éventuellement correspondre à notre profil.. Service, bateau, on verra, on va les relancer de toute manière!! Et en attendant, on a aussi un 'barbie' de prévu comme ils disent ici (sous-entendu, le fameux et traditionnel 'BBQ'). Barbecue vendredi soir chez un australien marié à une canadienne, assez typiques eux-aussi et qui nous font le plaisir de nous aider et de nous faire travailler.. Joli maison avec piscine du reste.. M'enfin, on vous en dira plus aux prochaines news :-D...
Merci encore pour tous vos messages, mails, fêtes, photos, nouvelles, annonces de BB (non, pas Brigitte Bardot!!) et humeurs que vous nous transmettez régulièrement. On apprécie vous voir toujours si heureux et ne changez rien... A vous tous, on vous embrasse et pensons à vous dans toutes nos journées arborées...
On se quitte sur un proverbe chinois cette fois : 'Chaque brin d'herbe a sa part de rosée... ... ... ... ... ...'
30 avril 2009
Merci Mary Poppins...
La galère donc! Ah l'Aventure, c'est sûr, la galère fait aussi partie du lot, normal, faut bien galérer un peu pour justifier qu'on puisse vivre notre rêve à fond! Certes, on n'avait pas prévu de partir l'année où justement le gouvernement australien a décidé d'accorder plus de visas aux jeunes étrangers qu'à l'accoutumé! Donc pour les jobs, c'est serré, plus de demandes que d'offres, faut se montrer créatifs, utilisons tous nos sens.... On se délectera encore plus de tous ces instants passés ici, qu'ils soient bons ou moins bons, ça c'est sûr!
On repart pour user le peu d'essence qui s'affiche encore au compteur et on se dirige cette fois plus au Sud vers Maryborough... Qui ne tente rien n'a rien, autant rebroussé un peu chemin, car comme aux dames - pour les amateurs - , chacun sait que 'sauter n'est pas jouer'.. On va donc redescendre mais ce sera pour mieux repartir!!!!!!!!
Et pour le petit clin d'oeil, Maryborough est en partie connue par une personne nommée Helen Lyndon Goff - alias Pamela Travers - qui est née fin du XIX ème et a habité durant son enfance ici . Elle devint célèbre ensuite par l'un de ses écrits : c'est elle qui est l'auteure du conte préféré des enfants, 'Mary Poppins'...... Supercalifragilisticexpialidocious :-D en force!
La ville a l'air charmante, plutôt accueillante d'ailleurs... Après une nuit d'inquiétude, on retrousse nos manches encore une fois, on se prend quelques portes au nez, rien de bien méchant, juste des entreprises qui n'ont besoin de personne, m'enfin, ça fait jamais plaisir! Heureusement qu'on est rodé et qu'on a gardé une bonne dose d'optimisme!!!! Et puis, après quelques coups de fil, le dernier passé par Bul sera une nouvelle lueur d'espoir : une dame française qui tient un Bed and Breakfast nous a proposé de se rencontrer le jour-même pour discuter et voir si l'on peut trouver une solution pour le boulot car elle a de nombreux contacts ici... On se prépare, on y va. Elle arrive à son tour, rendez-vous vers le City Hall. Très sympathique première rencontre, on lui explique un peu notre problème, elle ne nous promet rien mais va voir avec ses amis et ses étudiants, puisqu'elle donne des cours de français pour adultes....
On en repart satisfait car, à défaut de trouver des agences d'emploi où le personnel serait souriant et efficace, on a rencontré une personne très ouverte et prête à nous aider! Elle va aller, quelques minutes après nous avoir quitté et après avoir consulté son compagnon, jusqu'à nous proposer de nous héberger dans leur chambre d'hôte puisqu'elle est inoccupée pour le moment! Elle a tellement insisté, sa gentillesse était tellement sincère que nous avons accepté!
Le temps de se 'requinquer', oui, quelques nuits passées dans ce formidable gîte - gîte qui ne comprend pas qu'une chambre d'ailleurs mais qui est en fait une véritable maison du style queenslander, en bois, avec volutes aux portes et fresques aux plafonds, parfaitement entretenue et restaurée, avec grande cuisine, suite parentale, chambre des enfants, terrasse, salon, salle à manger et un jardin très mignonnet, le tout écolo mais en gardant tout le confort moderne, c'est somptueux et c'est vraiment un mirage losqu'on y entre! Ca a l'air si parfait, si grand, qu'on n'ose toucher à rien, qu'on arrive à peine à croire que des personnes sur cette Terre puissent être si charmants envers nous, qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam.. Qu'importe, ils nous font confiance et c'est bien là l'important! On fera en sorte de leur rendre au centuple, et du moins, de redistribuer cette façon de pensée : AIDE TON PROCHAIN!
Vous n'aurez qu'à voir par vous-même sur nos photos de Picasa ou directement sur leur site internet, si ça vous dit un jour de voyager ici, c'est une étape à ne pas manquer et une adresse à bien noter!!!!!
http://www.ecoqueenslander.com . Cécile et Stephen sont adorables, pour se sentir comme chez soi, à l'autre bout du monde, c'est ici qu'il faut se rendre!!!
En attendant, on leur doit une fière chandelle car ces quelques derniers jours nous auront permis de rencontrer des gens d'ici, de papoter, de trouver des pistes pour du boulot, de redormir dans un vrai lit, d'aller au marché, de refaire nos CV, de les déposer partout en ville, de découvrir un parc où kangourous, cacaotès, émeus, chameaux, lézards et serpents sont soignés, de nous remotiver, de déposer des affichettes qu'on a créé sur les pares-brises de voitures au supermarché pour donner notre numéro et proposer nos services (chose dont on n'aura encore une fois jamais cru faire de notre vie!!!), de faire du vélo, de laisser notre Pépin-Oz se reposer un peu, de passer notre première soirée avec de vrais australiens et d'autres nationalités autour d'une table et d'un barbecue végétarien (belle soirée, on s'est bien régalé, on a bien rigolé!), de souffler, de revivre!!
L'attente de la sonnerie de téléphone est longue pour les jobs, enfin, on pourra dire qu'on a fait tout pour pouvoir rester en Australie, qu'on s'est donné les moyens - même lorsque les dollars sont dès lors inexistants! - d'y arriver, de poursuivre notre route ici, de ne pas abandonner! En tous les cas, c'est ce que l'on espère.. Cette passade n'est certes pas facile tous les jours et les sardines ressemblent plutôt à des Corn Flakes dans l'assiette mais on croise tous les doigts et les orteils pour que ça marche. Sinon, on doutera fortement d'un fait : quelqu'un nous aurait-il jeter un sort pour nous mettre des batons dans les roues? Lol, en tous les cas, si vous n'y aviez pas pensé, y'a pas besoin car même sans ça, c'est déjà fait...
Prenez soin de vous d'ici la prochaine publication et de meilleures nouvelles pour le moral, on y croit!
Douces bises tropicales du pays de Mary Poppins.. See you!
Les français.
26 avril 2009
C'est la CRISE!!!
PAS DE BOULOT... 3% de chômage seulement en Australie mais pas de boulot! Pourtant jusqu'alors, on n'avait pas du tout resssenti la crise dans ces contrées australiennes!!! Effet du hasard ou seulement pas de chance? Les deux, oui! Nobody, personne ne cherche de jardiniers, personne n'a besoin d'un petit coup de ménage, personne non plus n'a besoin d'un serveur ou d'une réceptionniste! Aucun motel, hôtel ou camping, aucune auberge, rien, rien, rien, on tourne en rond et c'est désespérant!!!!!!!! Bon, les fermes, on en a revisité quelques unes, sans succès!
Décision prise, avec le faible pécule que l'on a amassé dans les tomates, on remet de l'essence et on va tenter notre chance ailleurs.. Childers, nothing! Pas très aimable d'ailleurs! C'est plus l'époque des vendanges, c'est pas encore vraiment celle des légumes qu'ils cultivent ici pour la récolte.. Ben tient donc! Plus petit que Bundaberg, on visite le petit mémorial qui se tient dans les mêmes locaux que l'office du tourisme et qui tient lieu de 'sanctuaire' en l'honneur des dizaines de jeunes qui ont péri dans l'incendie ravageur d'une auberge de jeunesse en l'an 2000 dans cette ville.. Touchant. Childers, le tour de la ville est très vite fait. Rien à l'horizon, on dort sur place mais on sait qu'on ne restera qu'une nuit...
25 avril 2009
Un peu d'Histoire!
Samedi 25 Avril, c'est Anzac Day.
En ce jour, tous les Australiens commémorent en fait l'invasion en 1915 de la Turquie (et en particulier, à Gallipoli) par les 'Australian & New Zealand Army Corps' ou troupes australiennes et néo-zélandaises. De nombreux soldats y sont tombés, ce qui justifie que ce soit une date importante aux yeux des habitants. Certains fanfaronnent, d'autres défilent, d'autres encore font un concert de violon sur la pelouse en dansant, d'autres préfèrent porter l'uniforme du soldat comme avant, et enfin, d'autres s'envoient en l'air aux commandes de vieux avions de l'armée australienne datant de la première guerre, un spectacle épatant! C'aura était l'occasion pour nous de réviser nos restes de cours d'Histoire et de déployer le drapeau d'Ozzie sur la voiture!! On est solidaire et patriote nous!!!
24 avril 2009
Bundaberg, ou comment redéfinir la notion du travail!
Bon alors, aux dernières nouvelles, le ‘cherry tomatoes picking’ s’est soldé par un échec et mat!
Non pas à cause du courage qui était malgré tout présent, non pas à cause du temps qui s’est fait plutôt clément, non pas à cause des plantations qui s‘échappaient à perte de vue, mais c’était plutôt le salaire qui était désastreux.. Pire que pire, vous voyez.. Imaginez-vous trimer toute une journée entière sous un soleil de plomb avec pour seule compensation, la fraîcheur d’une tomate cerise en bouche!?!
Maigre trophée que 4 dollars (environ 2€) le seau de la taille d’une tine de peinture! Sachant que le seau de micro tomates se remplissait en une heure, à huit heures par jour voire plus parfois, la paie se faisait mégrichonne (un peu de révision des tables de multiplication pour tout le monde : 4 $ X 8 H = …. On vous le donne dans le mille : 56... Euh non, 32 bien sûr!!! Hihi)… 16 euros donc par personne par jour, y’a de quoi désespérer en voyant tous les efforts déployés pour ça!!! En plus ici, le salaire légal minimum est compris entre 14 et 18, disons 16 $ DE L'HEURE!!!! C’est affligeant lorsqu’on le sait mais qu’on n’a pas d’autre solution! Pas de boulot payé à l'heure en vue!
Car comme on vous l'avait déjà soufflé dans notre dernière parution, Bundaberg est LA ville des producteurs de la région en ce qui concerne la plupart des légumes mais le hic est que dans cette ville justement, on a trouvé le summum de ce qui peut se faire en arnaque des 'Working Holiday Visa Owners', autant dire tous ces jeunes comme nous qui partent en Australie pour y travailler et y prendre des vacances! C'est un circuit vraiment bien rodé, qui fonctionne comme sur des roulettes pour tous ceux qui y sont ancrés..
Un peu d'explication? C'est très simple, TOUTES les agences de recrutement de la ville ont des restrictions : ils font passer tous les australiens résidents qui cherchent un taf avant -bon, ok jusque là, normal, en France, on ferait pareil! - et ne te calculent même pas, ils ont un quota en ce qui concerne les postulants, ils prennent à la rigueur un ou deux étrangers lorsqu'il manque des personnes dans les jobs les plus mal payés ou dont les conditions sont mauvaises. Deuzio, ils te disent tous qu'ils ont des listes d'attente gigantesques et ne veulent pas t'y ajouter. Tercio, le climat n'ayant pas aidé les semaines précédentes à cause de la pluie, ils n'ont plus de place avant le renouveau du beau temps! Et enfin, ils se renvoient tous la balle en vous tendant une liste des autres agences d'emploi de la ville, en disant que les autres auront plus d'annonces que dans la leur mais en fait, c'est juste pour te voir déguerpir le plancher!!
Ajoutons à cela, pour obtenir une difficulté supplémentaire bien homogène, le fait que la plupart des jobs sont proposés apparemment dans les auberges de jeunesse de tous les environs : et ils disent vrai! Enfin, sauf sur un point : on a discuté avec des jeunes dans le même cas que nous qui cherchaient du travail et qui, par désespérance de cause, se sont rabattus sur la solution des auberges et des motels... Bien rodé le système, ingénuosité vous allez le constater : vous arrivez à l'auberge, pour une période indéterminée puisque justement vous voulez vous créer les fonds suffisants pour vivre, repartir de ce bled, explorer la barrière de corail juste au-dessus, et rien glander pendant un certain temps.... Enfin ça bien sûr quand déjà tu as eu la chance d'entendre une réceptionniste te dire qu'il y a de la place et des chambres de libre dans leurs taudis! Passons!! Vous arrivez donc, contraints et forcés. Ils vous font direct remplir un formulaire avec tous les détails : identité, passeport, numéro de visa, numéro perso pour les impôts, numéro du RIB, type de job recherché. Ensuite, ils vous font compléter des feuilles pour deux ou trois employeurs choisis au pif et bien sûr, vous leur sortez un acompte suffisant et une garantie pour le transport pour qu'ils te laissent tranquilles une partie du 'séjour'.. Enfin, ils affichent dans le hall la liste des gens qui auront la chance de travailler le lendemain, où cela se passe et à quelle heure le bus viendra les prendre. Donc, dans le tas, y'en a toujours qui n'ont pas de boulot...
En gros, tu es sûr de dépenser 176 $ par semaine et par personne pour un lit dans un dortoir minable mais tu as toujours l'incertitude de ne pas trouver de taf! 'What a shame!!!' Bon, donc vous l'aurez deviné, les backpackers hostels et les employeurs (des fermes en général) ont signé des contrats entre eux pour qui d'un côté leur assure de la clientèle et d'un autre des travailleurs toute l'année!
Bref, ne faisant pas partis de ceux-là puisqu'ayant déjà un toit, les tomates-cerises n'étaient néanmoins pas une bonne idée puisque les proprios de la ferme n'ont pas voulu nous déclarer, ce qui est très hazardeux ici, non pas pour les employeurs qui paient au black mais pour les employés.. Alors BASTA!
Le groupe de coréens avec lequel nous partagions nos rangées se passeront de nous - mais pas de nos chansons (car on a réussi à leur faire chanter AlaQueueLeuLeu, refrain repris à tue tête avec l'accent asiatique s'il vous plaît que Bubulle claironnait en fin de journée.. En témoigne une vidéo qui sera mise en ligne bientôt si la taille du fichier le permet, ... No comment!!)..
N'empêche, on n'a jamais vu ça : des allées et des allées de têtes sous le chapeau typique des rizières, avançant tous sous les ordres de leur chef de bande fanatique qui hurlait dans un mégaphone un jargon incompréhensible pour nos oreilles européennes, traduisant les directives de la propriétaire des tomates, censé les faire avancer plus vite! Non, non, véridique, on s'aurait cru dans un camp en Asie, nous OVNI, seuls visages français parmi toutes ces fourmis!!! Déroutant, bizarre, ça nous aura fait bien rire en attendant..... Pour le coup, on a vraiment compris pourquoi ces 'Made in Asia' sont si efficaces et sans contrainte, pourvu qu'ils n'envahissent pas trop vite nos champs de maïs français!






