THEM ou le périple de 2 globes-trotteurs en herbe

Au jour le jour, création et début d'une grande aventure humanitaire à travers le monde, en couple.. Explications, émotions, suivi et photos pour tous ceux qui voudront nous suivre au cours de ce projet du coeur..

10 décembre 2009

Le Grand Bleu

Et voilà, c'est reparti pour un tour... Donc pour faire court, la route, ce grand symptôme qui nous guide depuis des lustres, nous a remordu!!! On a rechaussé les étriers et voilà, quelques kilomètres plus loin, on était à Cairns pour un grand saut dans l'océan, une première! Vive le début de vacances!!!!!!!!!

Non contents d'avoir du soleil, on a eu en plus une mer plate (donc pas le mal de mer-lol!)... Paradisiaque! La traversée sur un voilier, peu de personnes pour la journée (une dizaine en fait dont deux soeurs retraitées suisses dont l'un des fils travaille sur Melbourne -on sait tout de leur vie maintenant ;-) qui nous auront même permis de parler français!), un équipage sympa, un briefing simple, un repas à bord pour le midi, verre de vin et délicatesses au retour (fromages et fruits frais, un délice!!), etc, etc... Ce n'est qu'un début!

Car la suite a été merveilleuse : ça y est, nous l'avons fait, notre grand plongeon dans les eaux turquoises de la mer de corail! On a commencé par un peu de 'snorkelling', donc à nous les masques, palmes et tubas, avec possibilité aussi d'avoir une 'noodle', cette espèce de longue tige flottante qu'on a à l'aquagym (hihi) et qui permet là de ne pas s'épuiser en la gardant sous les bras... Les poissons multicolores nagent juste à côté des baigneurs, c'est à peine croyable! La grande barrière de corail, tout un nom... Et on s'aperçoit vite qu'il faudrait des années et des années pour tout explorer, et encore! On ne s'en lasserait même pas!!! C'est fascinant de voir autant de couleurs dans les 'fonds' marins, juste là, sous l'eau... On était comme deux poissons dans leur élément, on nage, on nage, on regarde de partout de peur d'en manquer et poissons, coraux, coquillages, sable, bougent au gré des douces vagues qui nous emportent peu à peu vers d'autres rivages.... Faisons attention tout de même aux petites méduses, celles-ci bien plus inoffensives que leurs soeurs des côtes, y'en a mais c'est OK!!! C'est la monitrice qui l'a dit!!! C'est une pro, on l'écoute et on va pas se gâcher la journée à cause de ces bêbêtes flasques!!!!

Mais pas non plus le temps de trop s'éloigner pour nous deux car vient l'heure qu'on attendait tant : la vraie plongée... On laisse les autres à leur batifolage en surface, nous on va aller faire un tit tour par en-dessous! D'abord, l'équipement : gilet de plongée avec bouteille et ordinateur de bord, ceinture avec plombs... Euh, m'dame, comment on fait pour se relever avec un tel poids sur les épaules et le corps?! Lol, comment ça j'ai encore grossi? Mdr, ah bon, c'est juste une impression!!! Et pas besoin de combinaison, y'a ni danger ni besoin, on sera plus à l'aise en mailot de bain, cool!!! Aller, zou... Chacun son tour, on s'approche des escaliers du catamaran, on met bien la main sur le masque et l'autre sur le détendeur, on fait un grand pas, la palme en avant et on se laisse tomber à l'eau... Simple comme bonjour! Pis après, il suffit de respirer, vu que c'est une capacité innée pour tous, tout le monde est par définition capable de plonger.. Bon, ok, faut décompresser les oreilles (ouïlle, dans la famille entre yoyo et oto-rhino, on a été servi... Bubulle n'aura aucun mal avec ça, quant à la marmotte, pour une première, pas plus de 10 mètres, oreille droite sifflant encore!!) mais là encore, c'est ok, c'est plus ou moins comme en avion! Se rappeler d'un geste simple pour dire que tout est ok : faire le lapin avec ses mains = joindre pouce et index, pour le reste de la communication, ça se fait sans le son! Car oui, sous l'eau, c'est le silence, un silence paisible, hors de tout, on sent un peu plus la force du courant, nos émotions sont multipliées par 10... Pis en plus, ce qui est cool, c'est qu'on n'a même pas eu à se soucier de combien d'air il nous restait ou quoi ou qu'est-ce.... C'était un baptême de plongée FUN, sans le besoin de passer des cours (quoique notre monitrice nous le conseillera après pour qu'on ait plus de libertés, sans besoin d'avoir un prof car, paraît-il, nous sommes de bons plongeurs ^ ^)... Chouette!

Donc, ah oui, observer les poissons, qu'ils soient petits, moyens, rayés, avec des queues fluorescentes, des gros yeux ou des branchies bizarres (on adore les 'batfish', poissons plats mais hauts en taille, gris et jaune), qu'ils nagent en banc ou en solitaire ; les coraux de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles ; les bénitiers géants qui se referment lorsqu'on approche notre main d'eux et qui se réouvrent la seconde d'après ; les bulles qui s'échappent de notre 'système respiratoire aquatique' ; tout, tout, tout, c'était vraiment à en couper le souffle.. Tiens d'ailleurs, vous avez bien le bonjour de Némo -lol, on l'a pas vu lui mais tous ses cousins étaient présents eux!!!!!

Sans compter que lors de sa deuxième plongée, Bubulle (la Marmotte est repartie faire du snorkelling, son oreille aurait pu la lâcher sinon, une à la fois, c'est déjà pas si mal!) a pu voir, approcher et caresser une vraie belle et merveilleuse tortue marine... Quant à notre Tételle -qui s'est même impressionnée vu qu'elle a pas eu peur des profondeurs, c'est quand même dingue!!-, elle a pu admirer une énorme raie (the 'stingray') qui était tapie sous le sable lorsque l'une des guides du bateau non loin lui a fait signe de regarder car elle allait la voir de plus près... Par contre, la rencontre inopinée avec une méduse nommée la 'blue bottle' (car ses tentacules sont bleues) aurait pu être plus compliquée mais pas de bobos alors tout va bien!! Non, on est allé d'ébahissements en ébahissements, de découvertes en découvertes, tout a été grandiose!!!!

Et puis, bien sûr, on avait un appareil photo imperméable, et ça y est, scoop, on a déjà fait développé les photos... Bon, ok, les couleurs sont un peu altérées (c'est pas non plus un Sony Nikon Ericsson stéréo notre truc m'enfin, tant qu'on peut cliquer, ça prend des photos, c'est le minimum!!!) et les poissons vont si vite qu'une seconde après le flash, ils sont déjà bien loin, alors, forcément toutes ne sont pas comme on aurait pu pensé mais y'en a de belles pour vous, le reste (désolés), ce sera dans notre tête!! Enfin, vous pourrez toujours nous voir avec nos yeux de mouche (car le masque est tellement collé au bout d'un moment que c'est inévitable!!) et nos sourires de plongeurs heureux!!!

La transition entre les patates et le grand bleu était tellement forte que pendant plusieurs soirs après ça, les images de poissons et d'océan ne nous quittaient plus! Encore maintenant, rien que d'en parler!!! Donc pour les fans de plongées sous-marines, rendez-vous dans les eaux de la Méditerranée en rentrant, à défaut du corail datant de plusieurs milliers d'années, vous serez avec nous, ce sera autre chose mais tout aussi délectable!

Allez, see you chers terriens, nous on retourne dans nos rëvasseries et ballets océaniques!

The great divers!!!!

Posté par titetoile_bubul à 00:17:00 - Le Queensland - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 décembre 2009

Alleluia... Plaît-il?

Bonjour petits anges et grandes libellules!

Sans transition ni rapport aucun avec le titre, nous revoici! Vous devez vous demander si cela va s'arrêter un jour mais l'Australie est inspirante, alors, on ne va tout de même pas s'excuser de vouloir vous raconter dans les détails comment roule et se déroule notre quotidien!! Vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous a pas donné de nouvelles -hihi!!

Bon, toujours est-il qu'on s'y est remis au boulot.. Sûrement mais lentement, enfin surtout lentement que sûrement ;-) !! Les deux dernières semaines ont été creuses : sans Julie (car trop marre des conditions, du boss et trop enceinte aussi!!), sans patates (la fin de saison a son lot de surprises!), sans réelle autre motivation faussée que celle de l'argent, sans envie non plus de commencer à réempaquetter nos effets personnels.... Sale coup de grisou, mouais!!! Sans compter le fait qu'on a dû accepter l'évidence qu'on ne bouclera pas le budget que l'on s'était fixé pour la route (et vu le nombre de kilomètres qu'il nous reste à parcourir, on n'a pas trop intérêt à faire de détour!).

Et puis, l'heure du 'départ' des Tablelands a finalement sonné... Car il fallait bien quitter un jour cette étape pour se remettre sur les rails de notre aventure. Et, tout comme au départ de Maryborough quatre mois auparavant, ce ne fut pas sans une étrange sensation que nous avons plié bagages! Cette fois encore, les émotions ressurgissent, notre coeur est pris à partie, coincé entre excitation de notre envie exaltante de poursuivre notre voyage et déchirure troublante malgré tout inévitable et nécessaire lorsque les 'au revoir' arrivent...

C'est difficile de penser qu'on ne reverra ces visages que dans longtemps -certains peut-être même sur aucun autre support qu'une photo placardée sur un mur ou dans notre mémoire. C'est difficile de savoir qu'ils vont tous nous manquer. C'est aussi un nouveau départ, une autre page que l'on tourne, avec la part blanche d'inconnu pour celle qui suit...

Cela nous ramène à l'essence-même d'un voyage, d'une expérience, d'une vie, d'un livre... On peut arpenter des milliers de kilomètres, toujours renouveler ses conquêtes amoureuses, monter des projets fous qui nous animent, nous épuisent et nous ruinent ou bien encore écrire des pages et des pages d'intimité mais ce n'est vraiment qu'en l'achevant que l'on comprend exactement la raison pour laquelle on l'a entreprise. C'est captivant de voir où cela nous a mené, à quel point ça a pu nous changer. C'est comme une bonne bière, un résultat d'exam inespéré ou un relooking réussi : pour que l'on s'en souvienne longtemps, il faut savoir les 'savourer' sans trop attendre, pour ne rien perdre de leur fraîcheur et savoir jusqu'à quel point on peut en abuser, pour ne rien perdre de leurs perfections.

Enfin, peut-être nous égarons-nous un peu... Mais c'est pour vous éviter les passages du style "on a chialé comme des madeleines", ce qui bien sûr nous ferait perdre toute crédibilité -lol- et vous ferait certainement croire que l'on pleure plus qu'on ne rit en Aussie!!! Ohhhhhhh, non! N'ayez crainte mes aïeux!!!!! Ce qu'on vit ici est somme toute le meilleur des remèdes contre tous les désarrois de la Terre! Un peu comme une potion magique dans laquelle on se serait baigné (et là Obélix serait d'accord avec nous hihi!) et dont on ne saurait plus se séparer une fois goûtée...

"Life is beautiful!", on y croit et c'est vrai! C'est une bonne philosophie, à méditer messieurs dames.

Bises sereines des voyageurs solitaires.

Posté par titetoile_bubul à 00:13:00 - Le Queensland - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 décembre 2009

Week-end estival, pour un avant-goût de vacances

Comment fêter l'été cette année? Et bien, alors que la saison des pommes de terre va sonner le glas, notre long week-end de quatre jours inattendu pour cause de pluie dans les Tablelands nous a décidé : escapade découverte sur les traces du Captain Cook!

Jour 1 : KURANDA.

Petit village perché au-dessus de Cairns, entouré par la rainforest, cette bourgeade est surtout réputée pour ses marchés ouverts 7J/7. On n'a pas eu besoin de guide car c'est assez petit et surtout un peu trop touristique à notre goût. Cependant, on y a aimé sa gare déserte et son train original reliant la ville à Cairns (à découvrir en photo), son skyrail (funiculaire impressionnant puisqu'il traverse la forêt humide et qu'il est l'un des plus grands au monde avec ses 7.5 Km de long) à l'aspect d'oeufs comme on a chez nous en montagne ;-) et les abords de la rivière où la mangrove paisible flotte comme par enchantement, qui pourrait presque nous faire oublier la possible présence des crocodiles enfuis sous l'eau! La balade au coeur du Barron Gorge National Park était aussi à faire, on y a aimé la végétation, la faune et le spectacle qu'offraient les gigantesques cascades au bout du chemin. D'autre part, en retournant explorer les rues toujours bondées, on a rencontré sur notre chemin un gros gros lézard (il nous a même offert son plus beau sourire!!) et un serpent aperçu de loin autour du coup d'une dame travaillant au zoo (pour apâter les clients sans conteste!)... Chouette étape donc pour résumer! Depuis le temps où on voulait y aller mais où on n'avait pas pris le temps de s'arrêter une aprèm, avant de descendre les routes montagneuses en lacets qui rejoignent Cairns en trente minutes de mal de voiture... Merci de prendre place et d'attacher vos ceintures!

Jour 2 : De CAIRNS à CAPE TRIBULATION.

* Départ tôt le matin après avoir remodifié la voiture version 'maison'/camping-car.. CAIRNS d'abord pour un arrêt programmé aux heures d'ouverture dans un magasin de camping pour acheter ce qu'il nous manquait encore pour le voyage, c'est-à-dire lampe portative et rechargeable sur l'allume-cigare ainsi qu'un 'pit stop shelter', mot-à-mot 'abri de station-service', c'est en fait une avancée en toile de tente de type auvent à ventouser sur l'arrière de la voiture que l'on peut garder ouvert ou fermé et qui permet d'avoir un petit salon extérieur, avec accès direct sur la 'maison'... Peut-être pas bien clair, en tous les cas, on adhère car ça offre un espace supplémentaire... Vive le camping... Bref, on n'y est pas encore, vous le découvrirez en même temps sur les photos à venir en ligne!

* Conduite en douceur sur la Captain Cook Highway (puisque respectant les 100 km/h de limitation, autoroute quand tu nous brides!)... On passe les plages de la côte où nous nous étions déjà arrêtés (Holloway Beach, Palm Cove, ...) et on roule tranquillou en profitant du paysage... Suivant la carte, on arrive à Port Douglas... Ah PORT DOUGLAS!!! Cité balnéaire surnommée Port Dougie par tous -même nous!-, on avait hâte de la découvrir car tout le monde la loue! Et OK, là aussi, ils ont raison... Cette ville est magnifique, c'est vrai : pas très grande, avec un centre ville où se concentrent tous les restaurants, agences de plongée, pubs, magasins et boutiques chics de plage (cela nous rappelle un peu Noosa Heads, sauf qu'ici, les surfers sont absents!)... Une seule grande artère, comme dans presque chaque plan de ville modeste en taille... Le soleil nous invite à sourire et la chaleur (on a déjà gagné quelques degrés depuis les hauteurs!), bien là elle aussi nous fait dire qu'on doit profiter des tongs et des tissus légers! Malgré tout, si ses plages sont extraordinairement belles (sable fin blanc et cocotiers!) et rassurantes (filets anti-méduses pour apprécier sans malfaçon de l'océan azur!), il y a quand même un hic! Car, il faut le voir pour le croire mais on a compté pas moins de cinquante hôtels grand standing, campings luxe, demeures de villégiature, appartements vue mer en résidences supra côtées, ... Les 'accomodations' ne manquent pas à Port Dougie!!! On a donc eu de la chance de ne pas croiser de cars de touristes fortunés dans les rues et de trouver une table au bord de la plage pour pique-niquer le midi! Ah oui, et cela aurait été aussi dommage de louper l'un des 'spots' connus de la ville : la Saint Mary's on the Sea est une petite chapelle en bois blanc édifiée en 1911 et prétend au titre de la plus jolie église du Pays d'Oz! Ah bon... Mais deux ans d'attente minimum pour y célébrer son mariage, cela valait la peine d'aller vérifier par nous-même à quel point c'était magnifique (un peu loin mais pourquoi pas -lol!!). Décorée modestement mais à la vue époustoufflante depuis l'autel, une fenêtre plonge directement dans les eaux turquoises, de quoi se souvenir encore plus longtemps de ce jour particulier dans deux vies conjointes à jamais!

* Puis on se sépare un peu de la ville pour reprendre avec plaisir la ROUTE COTIERE qui nous offre encore un spectacle incomparable... Les couleurs se mêlent au sel marin que l'on sent dans nos narines, fenêtres grandes ouvertes, cheveux au vent, les palmiers sont présents à chaque mètre, les arrêts pour se gorger de la vue se multiplient, c'est difficile à expliquer à quel point on était à chaque seconde émerveillé par le paysage... Des paysages que l'on ne croise pas tous les jours, des paysages encore naturels, sans toits, sans atomes crochus, des décors parfaits, ne surtout rien changer... On essaie de se mettre dans la peau de ces explorateurs du XVIIIème, tel le Capitaine Cook, arrivant ici, pouvant aperçevoir depuis le pont de son navire de telles merveilles de la nature pour la première fois, ... Bon, Ok, maintenant il y a la route mais de tout ce qui nous entoure, c'est encore vierge, la région est comme immaculée, sa beauté est renversante... Les mots s'épuisent mais les ressources du paysage, elles, depuis des milliers d'années d'ailleurs, s'en trouvent inchangées! C'était comme magique, voler de joyau en joyau et pouvoir les contempler, c'était un privilège!!!

* Nous rejoignons ensuite MOSSMAN, elle aussi au coeur du tourbillon touristique, pour ne s'arrêter qu'aux Mossman Gorge. Long parcours aménagé dans la nature, nous arrivons sur des bassins d'eau cristalline où de nombreux baigneurs se rafraîchissent déjà (oups, on avait oublier les maillots!!) et où d'autres lézardent au soleil sur de gros rochers surplombant le milieu de la rivière qui dévale de part et d'autre à plus ou moins grand débit... Notez que cette gorge est toujours propriété aborigène, celle du peuple Kuku Yalanji ; les territoires aborigènes étant réduits aujourd'hui puisque le gouvernement leur ont racheté un paquet pour les reparquer ailleurs, il fallait tout de même le souligner car c'est important!!

* Roulons ensuite pour nous arrêter le temps de se dégourdir les jambes et de flâner dans une gallerie qui expose des objets en bois (travail remarquable) à DAINTREE VILLAGE. Nous y croisons quelques autres touristes, prenons une pause le long des embarcations qui partent pour des croisières d'une heure sur la rivière pour voir les crocodiles... Ce village, désert pendant la saison humide, éloigné un peu de tout car c'est une voie sans issue, est en fait bien connu car c'est le point de départ des excursions vers la spectaculaire zone du 'Wet Tropic World Heritage'... La Daintree Forest et ses alentours sont en effet inscrits au Patrimoine Mondial... Le climat y est tropical, la flore et la faune y sont omniprésents, la température est elle aussi des plus agréables, quoiqu'un peu humide, dans les 35°, ne soyons pas rabageois, c'était cool!!! Et voilà, notre périple reprend de plus belle...

* Nous nous engageons vers l'embarcadère du Daintree... La traversée en ferry pour atteindre l'autre berge de la Daintree River ne fut pas longue mais plutôt appréciable! Et là, nous y voici : 34km avant d'atteindre le CAPE TRIBULATION, le secteur est l'un des rares endroits au monde où la fôret tropicale rencontre la mer... Beauty, what else? A partir de ce point, il n'y a plus de barre pour le réseau téléphonique (et tant mieux, ça casserait le charme!), mais de la végétation à gogo, une route dessinée sinueusement avec un soupçon d'altitude et la mer que l'on aperçoit à quelques pas, avec ses plages désertes paradisiaques (si du moins vous prenez le courage de traverser la fôret touffue!!!! lol). Ici, l'électricité est synonyme de générateurs et le calme est de rigueur... Tout ce que l'on aime!!!

* Bon et bien avec tout ça déjà, on se dit qu'on a suffisamment vu de merveilles pour aujourd'hui et de toute façon, le soleil ne va pas tarder à descendre... Place donc au camping! Sachant aussi que camper dans un parc national n'est autorisé qu'à certaines conditions en Australie (avoir un permis pour la nuit sur une zone 'publique' ou dormir dans un terrain 'privé' mais dans les deux cas, il faut payer pour préserver l'habitat!!), et qu'ici il n'y en a pas non plus des masses de camping, on s'arrête au premier : pas grand monde, de l'herbe, des arbres, avec accès direct sur Myall Beach... Au CAPE TRIBULATION CAMPING, l'équipe de réception est en plus très courtoise et accueillante.. La région est éloignée de tout, mais ils savent tout de même conserver leur gaïété.. On choisit le site que l'on veut et l'on s'installe. Ah, trop top! Les pieds en éventail, on se prend une douche (car on en a bien besoin, même avec la clim que l'on met en route parfois!), on se promène sur la plage, on y croise coraux morts, coquillages et noix de coco au sol... On tâte rapido la température de l'eau (pffffffffffff, en plus, elle est grave chaude!!!) mais bon, petit travail sur soi car c'est trop frustrant de ne pas piquer une tête dans ce décor... Non, les cuboméduses et les crocos, c'est un réel fléau ; ne risquons pas notre vie pour une baignade, ... On a de quoi s'occuper : on prépare à manger, on joue, on écoute de la musique, on boit quelques verres, on rigole, on parle, on dort.... "Sweet dreams!!"

Jour 3 : De CAPE TRIBULATION à COOKTOWN.

* Le début de journée s'annonce sportif pour Pépin... Oui, car si l'envie vous vient comme nous de rallier Cooktown depuis Cape Trib directement, il vous faut absolument un 4X4... La spectaculaire route appelée la BLOOMFIELD TRACK n'est pas praticable par les deux roues motrices (les têtus que l'on croise malgré tout en van se retrouvent obligés de faire demi tour au premier croisement de rivière venu, eh oui, fallait respecter les panneaux ou acheter un cousin de Pépin-Oz!!!). Pépin et Bubulle ne font plus qu'un... Les montées sèches, les descentes abruptes, les passages de gué, les virolos serrés, il faut dire que c'est assez courant en forêt, mais tout de même! Et la vue, la vue!!! Entre le vert des feuilles et le bleu de l'océan que l'on distingue, c'est toute une gamme de plaisir ininterrompue! Là c'est pas 'Oh, Vu, j'l'avais pas vu!' comme dans cette pub au slogan mythique -ou alors sinon, faut être aveugle ou avoir trop de casse-yeux! lol- ; non, c'est bien plus que ça, c'est bien plus qu'une route! Elle mène d'ailleurs, en traversant la forêt, jusqu'à la communauté aborigène de Wujal Wujal, de l'autre côté de la Bloomfield River puis continue sur une cinquantaine de kilomètres (attention aux trous, obligé de repasser en 1ère parfois ;-)) sur lesquels plusieurs villages (cinq habitants à chaque fois tout au plus!!) ont toujours leur place....

* Et puis, après plusieurs heures de découverte dans les arbres (oui, une sorte d'accro-branches en voiture, c'est ça!), le premier arrêt intéressant nous est prescrit par notre soif : un bar!!! Le Lion's Den Hotel à HELENVALE est le seul à des encablures avant Cooktown, donc, on stoppe le moteur... Y'a déjà les habitués, sur la terrasse en rondins de bois dehors, avec leur barbe et leur bière, typique! On les salue, on entre. Et là, toujours aussi surnaturel parfois lorsque l'on rencontre de tels endroits : on ne peut s'empêcher de regarder partout! C'est un havre pour tous les voyageurs en recherche d'authenticité et pour les locaux en quête de tranquilité! Bières fraîches en main, une, deux gorgées, on s'avance en continuant d'observer... Y'a de tout et de partout : des anciens outils de travail de la mine qui se situait d'antan en face se trouvent maintenant en expo sur la poutre centrale, des billets de banque toujours punaisés aux murs de tôle de l'établissement, une petite pièce qui sert de musée aujourd'hui à l'arrière montre l'histoire de ce célèbre pub de brousse australien avec bocaux de serpents et nombre d'étranges reliques! Mais le plus curieux, peut-être le plus 'inopiné', c'est que chacun y a laissé sa trace : les mineurs ont commencé la légende en écrivant leur nom, la date et la somme d'argent qu'il leur restait (de sorte qu'ils sachent exactement combien ils pourraient dépenser à leur prochaine venue, pas bête!!) et tous les autres ont suivis, mineurs ou pas! Pas besoin de papier peint, les murs sont recouverts de mots, de dates, de noms, de dessins, de tags, de graffitis, de gribouillis, ... Des empreintes de gens à l'abri du temps, c'est plutôt original comme déco, on le recommande!!

* Nous rattrapons ensuite une route plus 'civilisée' et utilisée : la Cooktown Developmental Road, elle, est goudronnée! Direction COOKTOWN donc, dans la logique et l'attente d'arriver enfin à destination! Trente kilomètres et on y est, la ville est petite en fait, 2000 habitants! Toujours pas de réseau, toujours pas de baignade (l'Endeavour River paraît-il est infestée de crocos!), toujours pas la foule, on s'attendait à un peu plus de circulation! Enfin, l'intérêt du voyage, c'est pas tant l'endroit calme que le climat!! Il y fait bon vivre, hormis peut-être les habitants qui vous diront le contraire pendant la saison humide (car par fortes pluies, c'est vrai que c'est un peu plus encore coupé de tout et de tout le monde!)... Et après une promenade digestive d'après-midi (qui nous a appris que la ville fut la première colonie européenne du Queensland après que le Capitaine Cook y ait ancré son bateau en 1770 et que cette cité portuaire nouvellement construite fut une étape importante vers la Rivière Palmer qui abrita une brève ruée vers l'or), nous là, on cherche pas de l'or mais bien de la fraîcheur -quoique, si on tombe sur une pépite, on dira pas non, lol!-... Il nous faut un camping avec piscine! Trouvé!! Des glaçons feront-ils l'affaire? Pas assez, alors on s'installe vite et on va plonger... "Keep Cool" décidemment pour ces vacances improvisées!

Jour 4 : De COOKTOWN à EAST BARRON

* Après une soirée animée hier (le village dort en semaine et les gens se réveillent le week-end, on a eu droit à un concert surprise, pas au camping mais dans le pub d'en face, la distance n'était pas assez grande pour qu'on y échappe et finalement, la musique fait voyager aussi, alors!) et des voisins de tente sympathiques avec lesquels on a discuté, il faut émerger!!! La seule chose qui nous dit de ne pas sortir de la voiture, ce sont les 'sandflies' (= puces de sable)... On s'est déjà fait avoir à Bundaberg, on sait que ces petites bêtes pas plus grandes que la taille d'un moucheron délivrent des démangeaisons phénoménales, voire abominables (les moustiques à côté, c'est de la crème chantilly!)... M'enfin, c'est quand même pas pratique pour ranger tout le paquettage de camping, alors, faut y se lancer dans l'arène! Même avec manches longues et passe-montagnes, ces saletés trouvent encore le moyen de passer par la faille de tissu ou dans le pli de peau pour vous piquer!! En gros, ça pique en nombre, si le corps bouge, elles suivent, on ne peut rien faire contre elles, sauf déguerpir en vitesse (et c'est ce qu'on a fait!!!)... Ces vilaines piqûres ne sont après tout pas grand chose à côté du bon week-end que l'on passe mais il faut avouer qu'il y a de quoi devenir fou si aucun abri n'est visible à l'horizon!!! Allez, courage, quelques jours de grattage et on n'en parlera plus -sauf dans ce blog!!!

* La matinée commence donc au quart de tour. Levés, pas encore déjeuné (tant pis), on décide d'aller visiter la ville un peu plus. Passer par l'office du tourisme pour savoir quoi visiter nous semble une bonne idée. On monte au lookout, le belvédère de Grassy Hill, où on y admire la vue à 360° sur toute la ville en contrebas et sur la côte d'où l'on peut apercevoir Lizard Island au loin (si on nous avait dit plus tôt que cette île est le refuge de certaines stars voulant échapper aux paparrazis, on aurait pu revêtir nos costumes de détectives, tels les Hercule Poirot et Sherlock Holmes du bout du monde et vous faire la liste envieuse de ceux qu'on aurait eu la chance d'espionner -hihi!). On s'arrête un peu devant le phare de la colline (l'un des seuls que l'on ait rencontré jusqu'alors!) pour un cliché souvenir et on se laisse perdre de l'altitude.. Même que l'on va à quelques lieux sous terre, ou plutôt visiter ce qui est invisitable : un cimetière (ben quoi, le Père Lachaise à Paris est tout autant un lieu de croisade!)... Alors, aussi inhabituel que cela puisse paraître, le Cooktown Cemetery est un lieu où aller marcher devient un véritable parcours du combattant si l'on peut dire! On n'a pas été dérangé mais pourtant, y'avait du monde (lol en humour noir et sol majeur!!)... C'est immense, faut se déplacer des kilomètres entre les allées, qui ne sont pas vraiment alignées d'ailleurs, entre le côté catholique et celui judaïque, on trouve le quartier des rebelles et entre deux tombes musulmanes, on arrive du côté chinois! Les tombes du temps des premiers chercheurs d'or ne sont pas mélangées non plus aux plus récentes et on y trouve même un mausolée français, pour commémorer ces soldats de la marine tombés lors de la seconde guerre mondiale.. Quelques minutes de silence... On en ressort touché, forcément, et à la limite de la déshydratation (on n'aurait jamais pensé que ça puisse être si grand pour une si petite ville!!!). Par contre, l'aéroport de COOKTOWN au Nord est microscopique, lui! Et pourtant, y'a quand même plus de gens qui y viennent que de gens qui n'en sortent pas, mais bon, c'est comme ça! Un petit aéroport dans les tropiques, personne! Pas d'avion non plus, un comptoir vide, aucun bagage, c'est pas l'heure de pointe à l'embarcation!!! Allez, suffit pour aujourd'hui, faut penser à rentrer.. Dommage que l'on n'ait pu profiter d'un charter pour les Tablelands, car vu du ciel, Cooktown doit être également très beau!

* Alors voilà, faut pas qu'on rentre de nuit à cause des animaux qui gambadent sur la route lorsqu'il fait noir, donc il ne faut pas partir trop tard non plus! 450 bornes retour jusqu'à Cairns, via la route des terres, non pas celle de la côte, pour voir à quel point c'est différent...Environ cinq heures de paysages arides et secs, de terres plates, de troupeaux en semi-liberté et de collines de granit aux alentours des Black Mountains... Tout un programme que de s'être lancés sur ce trajet! Nous atteignons aussi pour la première fois des températures très chaudes : le mercure indique jusqu'à 40°!! On n'a pas été déçu du voyage!!!!!

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, jolie escapade une nouvelle fois! Et vous comprendrez mieux pourquoi l'idée de retourner travailler à l'ombre d'un shed pour retrier des patates ne nous a pas ravi beaucoup, même si ce n'est plus que pour une semaine ou deux!! On a encore plein de bleu dans les yeux (et plein de traces involontaires que laissent ces puces de sable sur la peau!), alors, ne gâchons pas tout à cause de notre impatience et faisons que ça dure!!!!

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06 octobre 2009

PARTIS EN VADROUILLE... LA SUITE!

Alors, si vous vous demandez si des choses ont changé ici, on peut répondre, non, enfin, oui... On découvre tous les jours, on poursuit notre bout de chemin ici comme il se doit, comme on le conçoit!

Donc premièrement, on va bien. On n'a pas été trop touché par les vents de poussière qui sont venus balayer Sydney il y a quelques jours... Et même si la campagne de vaccination contre la Grippe A a débuté ici, fort heureusement, le virus n'est pas arrivé jusqu'à East Barron. Sanitairement parlant donc, tout est OK. On continue de faire bouillir l'eau du robinet pour pouvoir la consommer car l'eau de pluie concentrée dans les réservoirs s'est finalement épuisée, le ruisseau coule toujours en bas de la propriété, on est chanceux car il n'y a pas l'eau ni le ramassage des ordures de ville ici, faut s'y faire!! Mais rien qui mérite de quoi s'inquiéter.

Sinon, pour la voiture, RAS non plus! On lui a fait faire la révision il y a peu, filtres changés, huiles remises à niveau, 'check over' complet quoi, Pépin-Oz est une bonne Titine... Elle est comme neuve, on la lustre et on y prend soin ; même si on ne dort plus derrière pour un temps certain, elle reste toujours notre maison, on la chouchoute et puis c'est tout, car elle égale et surpasse même tous nos espoirs!

Côté boulot maintenant, ça suit son cours. Ce premier mois a été un peu long car, étant donné que c'était seulement le début de saison, on a bossé trois jours par semaine en moyenne.. Mais bon, on est rassuré, ça a démarré vraiment là, on a rempli une semaine complète de boulot, c'est nettement mieux! D'ailleurs, on a même travaillé une TRES TRES longue journée (quinze heures de suite, ça vaut d'être souligné, non?!).. Autant dire que notre salaire a été doublement attendu!

Et notre repos triplement mérité! On s'est donc octroyé un samedi shopping (on entend par là, lèche-vitrine uniquement, pas achats excessifs et compulsifs!!!) et farniente à Cairns.. De quoi de plus en plus apprécier cette jolie ville, ainsi que ses plages tranquilles et douces. Palm Cove, Holloway Beach, ... Des noms à retenir! Bubulle a également eu l'occasion de compléter sa collection du parfait Cowboy australien : chapeau-boomerang! Manque plus que le cheval et là, c'est la panoplie complète.. Chouettes photos pour la circonstance!

Ah oui, et on s'est (re)mis à la pèche... On partage donc ces moments agréables en compagnie de Christian et Clemens, jeunes WHV holders allemands que l'on avait déjà mentionné auparavant et qui partagent nos journées aussi aux patates! Cannes à pèche, hameçons, appâts (des crevettes) et c'est parti. L'autre jour, belles prises dans la rivière. Et devinez qui avait fait la plus grosse?! Ben, là, la Marmotte était furieusement fière d'elle, eh oui! Si c'est pas du bon boulot ça!!! Un beau brochet!!! Héhé!!!!

Bon, et puis, l'autre jour, on a voulu aller faire du canoë. On descend donc dans le terrain, et là, on trouve bien les canoë mais quelque chose dans le paysage n'est pas comme d'habitude : y'a une vache dans la rivière! On a donc chevauché les eaux pour tenter de la sauver, sauf qu'elle avait les pattes engluées dans la vase du fond et paniquait un peu lorsque l'on a approché... On est donc allé cherché de l'aide et ils ont appelé le propriétaire de cette vache laitière qui est venu finalement la tirer de cette fâcheuse situation... Rescue, rescue, avec les moyens du bord! Encore un fait inhabituel dont on est témoin, mais qui n'est pas si étrange "down under", icite!!! On commence seulement à se faire à l'idée!!!

Tenez, par exemple, c'est comme ce serpent qui, l'autre jour, se tenait à un mètre de nous, alors qu'on faisait la vaisselle. On a tout lâché, les éponges, les torchons, on s'est éloigné, on voulait pas croire à notre vision... L'horreur, c'est vrai qu'un serpent, ça se faufille partout... Brrrrrrrrrrrrr, c'est pas commun ça non plus! On n'est pas vraiment habitué à ça, nous, européens qui ne connaissions que les petites vipères et les inoffensives couleuvres!!! Heureusement, Steve et Antony qui étaient là aussi sont venus nous apporter de l'aide, car un peu paniqué et désoeuvré on était, sans eux le serpent parti ne serait! Ils l'ont approché, reconnu, attrapé et éloigné. Ouf, il n'était pas méchant, on l'aura même touché, larmes aux yeux et palpitant en fanfare! L'adrénaline en soirée, c'est pas vraiment recommandé avant de dormir, m'enfin, on n'a pas choisi!! Disons que d'être surpris par un animal dont vous savez qu'il peut être dangeureux, ça fait flipper.... Et on a pensé à vous aussi, petite vidéo à la clé, pour que vous fassiez partie du spectacle!! Sympa, non?

Enfin, on n'a pas fini d'être surpris sur ce continent... C'est sûr, il faut l'admettre... Ca ne changera pas... C'est comme les dates d'anniversaire, ça ne peut être autrement! Profitons-en donc pour souhaiter à nouveau un très joyeux anniversaire et une agréable nouvelle année à tous ces chanceux qui ont pu ajouter une nouvelle bougie sur leur gâteau.. Après Papou déjà signalé le jour de notre départ de Maryborough, citons Frédo avec ses 27 années le 16 août dernier, puis Val' un mois tout pile plus tard qui est officiellement entré dans les années ado-ado (hihi), puis Mamou en ce 30 septembre et enfin Alex qui un jour plus tard, a pu souffler ses vingt-cinq bougies (waouhhhhhhh!)... Ca passe, ça passe, on est avec vous, même si on n'a pas fêté l'évènement en direct! On y a pensé, on vous l'a souhaité, on rattrapera tout ça dans quelques mois, c'est promis!!!!

Voili pour aujourd'hui, les Lego s'enclenchent les uns dans les autres, les Domino laissent  apparaître d'incroyables suites et enchevêtrements de possibilités inattendues. On vous envoie plein de bises jovialement joueuses. A très vite, chers tous.

Les deux pigeons voyageurs, E&J.

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20 septembre 2009

J'ACCUSE! Ou pourquoi garde-t-on toujours ce Dreyfus en nous.

PREFACE...

Billet d'humeur.
"De se croire meilleur, jamais on n'en ressort vainqueur!"

En ce beau jour chaleureux de printemps austral,
Les doux oiseaux chantent, le lourd soleil brille.
En ce beau jour de Septembre pourtant banal,
On écoute, on sait que les capteurs vrillent!

Chacun s'installe dans sa vie confortable,
Plus rien n'existe autour, ni même l'amour,
Chacun régresse dans son coin, est-ce normal?
Ou peut-être vaudrait-il mieux devenir sourd?

Un coup certains blâment, un autre ils s'effacent.
Mais à quoi Diable pensent-ils, ces Cromagnons?
Pas le droit à l'erreur ni à la menace!
Quels enjeux? Qui sont les pions? Rien que des jetons!

En ce début de journée, oui, ça y est,
On la voit, il y a une ombre au tableau!
En ce matin ajourné, elle est dessinée,
Sans le vouloir, imposant son fardeau.

... AVANT - PROPOS ...

Et quelle ombre! Puisque notre blog peut également servir à faire passer des messages et puisque certains ne se sont pas gênés pour le faire passer de leur côté, nous aimerions mettre entre parenthèses quelques instants nos péripéties sur l'Australie et venir en réponse à un mail qui nous a paru plus que déplacé. Le destinataire particulier de cette lettre ouverte se reconnaîtra donc aisément... Et après réflexion, garder le silence en ignorant ceci n'est pas la meilleure 'réponse'! Après tout, c'est vrai, lorsque l'on reçoit une claque sur la joue gauche, on n'est pas du genre à tendre la joue droite... On n'est pas rancunier de caractère mais dans ce cas précis, peut-être le sera-t-on un peu plus?! Car en prendre plein la gueule d'un coup, c'est facile... On encaisse, on encaisse mais la méchanceté gratuite ne mérite rien d'autre qu'une once de pitié et une pelleté de points sur les 'i'. C'est l'effet boomerang... On se comprend. Nous ne prendrons par conséquent aucun gant, ni même la peine d'être courtois ou d'écrire au pluriel... Quand y'en a marre, y'a Malabar!!!!!!!!!! [WARNING donc pour les yeux sensibles!!!!] Merde alors!

... RONDS DE JAMBE ...

"Monsieur Le Gueux,
Bien le Bonjour!

Premièrement, et pour reprendre vos propos, non,  je ne suis pas mort! Quel bonheur que vous vous en soyiez finalement soucié, après presque sept mois sans aucune nouvelle de votre part! D'ailleurs, d'un point de vue strictement épistolaire, écrire à quelqu'un qui a cherché à vous joindre sans que vous n'ayiez jamais pris la peine de répondre et commencer votre écrit par 'Ca y est, voilà de tes nouvelles' ; c'est à l'évidence un premier non-sens! Nous savons tous deux très bien qui a voulu jouer au chat et à la souris dans l'histoire! Passons.

Sachez à présent que je suis seul à savoir ce qui est bon pour moi, ne cherchez donc pas à vous prendre pour Monsieur Mon Père... Deuxième non-sens ; vous n'êtes pas à votre place, ce n'est pas à vous de tenir ce discours! Du reste, vous ne l'avez apparemment pas remarqué mais ma destinée, j'y ai mis du temps mais je l'ai enfin prise en main et désormais, je sais ce qui peut ou non me faire 'grandir'! Réaliser ses rêves par exemple, ou aller voir plus loin que le bout de son nez, ça oui, ça peut aider dans la vie! Peut-être devriez-vous en faire de même?!

Car, puisque vous avez cru bon juger de ma vie, si nous regardions un peu à la vôtre... Professionnellement parlant, nous ne porterons aucun jugement, cela n'en vaut pas la peine.. Est-ce réussite et accomplissement, est-ce épanouïssement et consécration? Si vous vous étiez un peu plus souvent regardé dans le miroir, peut-être auriez-vous déjà trouvé la réponse et peut-être n'auriez-vous aucun besoin de retourner la faute sur les autres, encore moins de dire aux autres qu'ils sont des 'bons à rien' alors que vous êtes tout bonnement jaloux que d'autres puissent réaliser quelque chose, voyager et voir autre chose que la grisaille, les devis et le bitume de la ville...

Etre la risée d'une entreprise, cela me passe au-dessus du képi ; je sais quelles sont mes valeurs, je sais ce dont j'ai besoin, je connais la raison de mes actions, j'en assume pleinement les conséquences, vous avez raison, le courage, j'ai dû en avoir... Pour changer ma vie du tout au tout et pour cela devoir me lever tous les jours pour aller accomplir des tâches étrangères à mes espérances... Mais vous ne pouvez certainement pas en dire autant, sachant que vous ne savez même pas accepter vos torts, ni même les responsabilités qui vous seraient pourtant utiles de prendre en considération pour avancer.

Et en ce qui concerne la famille, je crois savoir que d'une part, vous n'en faites pas partie. En déduire donc que je vais en être la risée, vous n'êtes pas une nouvelle fois ni en droit ni en place de le dire. D'autre part, je pense qu'il est inutile de jouer à ce petit jeu car s'il fallait en nommer un, ce ne serait de toute évidence pas moi! Personne n'est dupe, ce ne sont pas, à mon humble avis, les plus bavards ou les plus 'chahuteurs' qui sont les plus blancs comme neige... Ceux-là se chargent très bien déjà de détenir ce titre, d'en faire honneur à la perfection... D'ailleurs, vous vous trompez, ce n'est pas moi qui touche le chômage pour pouvoir vivre aux frais de la princesse six mois de l'année!  Les Assedic ne sont pas tant crédules (bien qu'ils soient toujours, il faut en convenir, incompétents pour vous trouver un horaire de rendez-vous qui puisse vous arranger ou pour retrouver votre dossier et toutes les pièces qui y figuraient!), être licencié pour partir à l'étranger, cela n'est jamais devenu un critère favorable au dossier de qui que ce soit... Vous auriez pu le deviner! Par contre, s'arranger pour être saisonnier et se prendre des  'repos forcés' après ça, c'est à la rigueur un fait qui ne les exaspère pas... (C'est aussi un fait qui en rend fier plus d'un!!! On se demande encore de quoi!)... L'Etat paie les vacances de certains, tant mieux pour eux! Qu'ils en profitent tant qu'ils le peuvent encore. Les miennes de vacances, je me crève pour me les payer, seul! Mais ce n'est qu'un point de vue personnel!

De plus, ce qui est inqualifiable, c'est que vous osiez porter un jugement sur mon parcours antérieur, sur ce que j'ai pu faire, sur où j'ai pu habiter. Devrai-je vous rappeler que tout le monde a un jour été 'dans la merde'!?! Sauf bien sûr votre parfaite personne, qui avez été sans le moindre doute élevé avec une cuillère en argent dans la bouche... Ah mais, non, c'est vrai, vous n'avez jamais eu besoin d'aide, de personne, et surtout pas d'un vilain petit canard qui travaille comme un cochon... Inavouable ou pis encore, honteux! Car, il est vrai que je ne suis ni doué pour être bon élève, ni pour agir en bon élève... Cependant, cela ne fait pas tout dans la vie, tout le monde s'en aperçoit un jour! Mais heureusement, j'ai d'autres talents! Et je ne suis pas peu fier de le dire! Ni même de le reconnaître! J'ai le bonheur d'être entouré par des gens que j'estime du plus profond de moi-même, des personnes saines et qui ne vous regardent pas d'un oeil noir dès lors que l'on sort des sentiers battus de la bienséance! Je propose d'ailleurs que vous alliez faire un petit stage chez eux, cela ne pourra vous faire que le plus grand bien!

Car, s'il fallait que vous appreniez quelque chose, ce serait bien celle-là : les gens du Nord ne sont pas tous dans la merde, ils ne sont pas tous 'à croupir', comme vous le supposez délibéremment... C'est bien outrageux de votre part d'en juger ainsi. C'est bien malheureux et miséreux aussi... Vous n'avez apparemment jamais mis les pieds hors de votre belle et ensoleillée région natale! Mais si les Nordistes manquent géographiquement de soleil, eux ne manquent jamais de coeur! Et eux au moins savent également faire la différence entre des pommes de terre et des betteraves! Vous n'allez donc pas faire le marché?  Vous n'avez donc pas de potager? Ah mais non, vous laissez à votre dame ces corvées... Foutaise oui, si vous êtes si intelligent que cela, pourquoi ne savez-vous pas déjà qu'il y a des Français bien plus valeureux et méritables que vous? La seule personne qui pourrait se croire au centre du monde, c'est bel et bien Dieu... Ou Bouddha, ou Allah... Enfin, les seules puissances qui puissent être vénérées sur cette Terre! Mais vous n'aurez jamais la gloire ni même l'espérance de pouvoir placer votre nombril avant le leur (enfin, admettre qu'un dieu ait un nombril, ce serait bien trop les personnifier, stoppons là la possible comparaison!).

Je souhaiterai ajouter, sur un tout autre sujet, que rendre un service doit se faire par pure gentillesse, sans rien devoir attendre en retour. Mais encore ici êtes-vous différents des autres! Vous savez, vous pouvez retourner en tous sens les strictes définitions du dictionnaire concernant le mot 'service', vous nous épateriez d'abord de l'ouvrir (le dictionnaire ndlr) et ensuite d'en trouver un sens lucratif! Quoique, après réflexion, si, peut-être : S-E-R-V-I-C-E... Au Scrabble, sept lettres posées sur un mot triple, ça peut rapporter gros! Mais c'est bien là le seul moment où un service pourrait être rémunérateur...

Nous pourrions jouer encore longtemps sur les mots, avec les jugements que chacun apporte sur d'autres personnes, mais j'en suis finalement las! Las de vous répondre, las d'utiliser l'orthographe et las de perdre mon temps! Après tout, je n'ai pas à prouver quoi que ce soit, surtout pas à vous! Après tous les subterfuges que vous avez emprunté pour me balader, après ce que vous venez de me balancer en pleine face, après que vous vous soyiez affublé du costume de l'avocat de l'Accusation et montré là votre vrai visage, vous avez en plus osé vous montrer blessant, tel le Père Fouettard! Ah oui, je le sais bien, je n'aurais pas mérité de cadeau pour Noël, tout ça parce que j'en ai eu marre un jour et que je n'ai trouvé d'autres mots pour vous faire réagir et me répondre, 'en homme'! Peu importe, je ne suis pas quelqu'un qui compte sur les cadeaux, encore moins quelqu'un qui aime cette fête où tout le monde est réuni autour d'une table pour ouvrir les présents... Et pour mémoire, certains avaient oublié d'apporter les leurs... Peut-on en déduire que là encore, je ne pense décidemment pas comme les autres? Faire plaisir devrait être universel et réservé en premier au cercle 'familial', dont, je vous le rappelle, vous n'êtes pas membre.

Je sais d'où je viens, je sais quel sang coule dans mes veines, je sais que quoiqu'il arrive, je ne pourrais jamais renier cela! Et si certains préfèrent s'efforcer de se cacher la vérité, de croire plus en leur ego qu'en 'la bonne cause', que pouvons-nous faire pour renverser la tendance? Beaucoup de peine que votre propre attitude ne vous apporte pas d'applaudissement! Vous n'avez pas mérité d'éloges,  je n'en attendais pas non plus mais c'est pourtant une belle ombre au tableau! Les problèmes peuvent toujours trouver une porte de sortie, du moins si chacun y met du sien! C'est un sens commun, je ne l'ai pas inventé! Sachez que je suis en accord avec ma conscience, j'ai des projets dans la vie, je suis jeune, j'avais déjà fait mes réserves pour avancer, je n'ai aucunement besoin de vous pour quoi que ce soit! Mon retour se fera dans la sérénité, non dans la culpabilité, c'était pourtant bien tenté! Vous m'avez affirmé vouloir traîter une affaire à reculons, cela ne m'étonne qu'à moitié! Cependant, je vous le déconseille : marcher la tête baissée est la meilleure façon de se prendre les pieds dans le tapis et de rater ce que pourtant on aurait voulu réussir!

Mais, pour finir, je ne vais pas vous faire remarquer que vous m'avez reproché un manque de respect, même si c'est pourtant cela que vous avez reproduit en m'écrivant ces balivernes! Et puisque que vous concluez par un agréable 'à jamais', je pense que vous comprendrez que cela ne me donne pas vraiment le sentiment de devoir vous souhaiter ni bon courage, ni bonne continuation!  Je dois avouer  qu'en arriver là est plutôt regrettable... Ce n'est pas moi qui me suis fermé à vous, c'est plutôt vous qui m'avez claqué la porte au nez... Que dit-on dans ces cas-là?

"Bien cordialement", ironiquement, serait de circonstance.

NB : J'ai mis en vente sur Ebay, rubrique accessoires moto, des gants en cuir, seconde main. Si vous m'en offrez un bon prix, je peux peut-être vous les renvoyer... A charge de revanche.

NB2 : Car si la faute était mienne, dans ce cas, toutes mes excuses les moins sincères! Ils ne se trouveraient pas sur Ebay mais bien dans l'un de ces cartons de déménagement qui n'a pas encore été ouvert.. Ou, si vous cherchiez un peu plus, je crois les avoir déjà rendu, au fond d'un casque vous appartenant...

NB3 : Vous voyez, Monsieur Le Gueux, chacun peut trouver les mots, ce n'est pas dur d'être méchant.. Ca l'est plus par contre d'être reconnaissant! Je vous ai déjà dit merci pour certaines choses, je n'aime pas me répéter. Je puis enfin dire que ma période à vos côtés aura été une pierre de l'édifice que je construis mais étant donné qu'elle n'est pas la seule, vous ne pouvez en tirer tous les mérites ou avantages, désolé! "

... EPILOGUE ...

Toute ressemblance avec des faits divers ou  personnages réels serait pure coïncidence.  Nous ne voulons contrarier personne, alors si un producteur trouve cette histoire bonne à faire un film, on serait ravi de la leur offrir... On n'est désormais plus adepte de l'hypocrisie ambiante, des faux-jetons, et encore moins d'une vie sans le sourire. On préfère les 'Happy End' aux 'Il était une fois', on ne se raconte pas d'histoire, on désire juste vivre en paix, point à la ligne, fermez les guillemets.

... & QUATRIEME DE COUVERTURE

"So much trouble in the world"    Bob Marley

So much trouble in the world now [repeat]
Bless my eyes this morning
JAH sun is on the rise once again
The way earthly things are going
Anything can happen

You see men sailing on their ego trips
Blast off on their spaceships
Million miles from reality
No care for you, no care for me
So much trouble in the world now [repeat]
All you've got to do is give a little
Give a little, give a little
One more time ye-a-h! ye-ah!

So you think you have found the solution
But it's just another illusion
So before you check out your tide
Don't leave another cornerstone
standing there behind
We have got to face the day, ooh we come what may
We the street people talking, we
the people struggling

Now they are sitting on a time bomb
Now I now the time has come
What goes up must come down
Goes around comes around
So much trouble in the world
So much trouble in the world
So much trouble in the world
There is so much trouble, there is so much trouble
There is so much trouble
There is so much trouble in the world
There is so much trouble in the world

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30 août 2009

PooPooPidoo Wouh!

Vous avez la forme? Nous, on a la patate!!!!! Et c'est le cas de le dire!!!

Lundi 24  Août. Départ de Cairns 09H40. RDV Mareeba 10H30. Agence Grunt, contact Jenny. Arrivés pile à l'heure. Deux autres nous suivront. Jenny nous fait tous asseoir. De là, elle nous explique tous les rudiments sur les jobs en Australie, nous fait remplir des tas et des tas de formulaires, nous fait visionner deux DVD sur la sécurité au travail, avec des tests et des QCM à remplir en même temps qui jugeront de notre écoute. Et puis, LA nouvelle : nous sommes employés dans la même ferme, c'est confirmé, en temps que 'Potato Graders'. Nous sommes payés à l'heure, 17$ par personne très exactement, taxés à 30%, c'est le cas pour tous les employés non-résidents. Notre salaire est viré toutes les semaines directement sur notre compte (ici, on a donc 4 paies par mois, le luxe!!!). On connaît déjà notre patron Darcy puisqu'on l'avait vu une fois afin de lui laisser notre contact, on connaît donc l'endroit où on doit se rendre, ça réduit la boule au ventre du premier jour! On commence dans deux jours, on y a bien été préparé. On va y rester plusieurs mois, de quoi mettre les caisses à flot et profiter du reste de notre voyage, pour les derniers mois, sans plus se soucier de ça! 12H35. On sort de l'agence, on est trop content, comme jamais peut-être on a été content de savoir qu'on commençait un boulot! La nouvelle nous remonte le moral, on peut continuer de faire des projets, on a encore quelques beaux mois devant nous, enfin, LA nouvelle!

Mercredi 26 Août. 07H45. North'Qual Produce Farm, la plus grande industrie de pommes de terre de la région, East Barron, on y est. 07H50, bonjour à tous les employés. Deux jeunes allemands sont présents au boulot aussi, trois permanents dont une dame avec qui la Marmotte va faire équipe. On travaille tous à l'intérieur du hangar qui est le lieu de tri, d'empaquettage, d'étiquettage et de transport de palettes de pommes de terre. 08H00. Les machines se mettent en marche. La radio aussi. C'est parti, dans la joie et la bonne humeur.

"Mais au fait, c'est quoi un 'Potato Grader' Estelle?
- Pour ma part, au début, j'en savais rien! Ma binôme a déjà bossé dans les patates, elle en connait un rayon! Elle m'a donc formé, vite fait, et puis, j'ai appris sur le tas! Mettez-vous à ma place : vous êtes devant des rouleaux mis bout à bout qui tournent et qui font avancer des milliers et des milliers de patates par jour, vous devez donc rester concentrés les yeux rivés sur toutes les patates qui passent et les trier. Je suis un peu la juge des patates quoi, je dis qui a le droit ou non, qui vaut la peine ou non d'être vendue ; y'a un peu discrimination c'est vrai mais mon boulot, c'est de trier... Qui dit trier dit sélectionner, faire un choix, en un temps réduit au maximum car le tapis avance très très vite!!! On jète pas mal, y'a les patates trop vertes, les mal formées, celles qui ont été abîmées par la machine qui les ramasse, celles qui sont trop petites, celles dont la peau est sèche, les moisies, les germées, ... Faut avoir l'oeil quoi, c'est pour ça qu'on travaille en équipe féminine, car si on n'a pas le sens de l'orientation, nous au moins, on ne pourra pas nous retirer notre sens de l'observation!!! Donc voilà, au bout de deux heures, quand l'heure du 'Tea time' sonne,  on a déjà le dos cassé à force de rester debout mais surtout, la tête nous tourne! C'est comme si vous restiez pendant plusieurs heures de suite les yeux scotchés sur un tapis roulant de course en marche, sans être dessus. Pas en mouvement mais les yeux oui, ça fait bizarre!!! C'est marrant aussi, je retrouve un peu la sensation de sortir des tasses tournantes du Parc Astérix.. Et pourtant, c'est pas un jeu, mais après tout, c'est pas très intellectuel, c'est sans responsabilités (sauf peut-être celle de juger de l'avenir de ces patates!), c'est parfait et c'est tout ce qu'on demande à un job saisonnier!!! Un peu bruyant et salissant, mais ça va... Pas de quoi chipoter!

-Merci, merci, mais qu'en pense Julien?
- C'est cool!!! Je mets en paquet, je transporte des cartons et des cagettes de patates, je couds des sacs pour les fermer, j'aide mes collègues pour réparer les machines qui lâchent, je cours à travers le shed (=le hangar, mais ici, c'est un shed), manutention, manutention, encore et encore, mais cette fois, c'est pas du bois ni des portes palières! Non, tout le monde est sympa, le boss aussi, non, c'est cool... Bon, OK, le soir, j'ai un peu les pieds en compote.. Compote de pommes.. de pommes de terre... Haha, et aussi, la tête grosse comme une patate (ha, là encore!) mais bon, les machines, elles ont pas encore trouvé le moyen d'être silencieuses! Mais, pour passer le temps, je les compte : 97.98.99.100. Cent patates, encore et encore, c'est mon refrain, ça me motive! On aura essayé plein de choses, déjà en France, les vendanges, ici, les mandarines, les tomates-cerises mais le mieux arrive toujours en dernier : les patates, ça me va! En plus, on n'est pas toute la journée en plein soleil, nickel quoi!!! On est des vrais pros des boulots des champs, pour moi qui vient pas de la campagne, qui aurait-pu l'imaginer?!!! "

Vendredi 28 Août. 08H00, début de journée, tranquille. 12H, pause déjeuner, comme d'hab. 16H, mais cette journée n'en finira-t-elle jamais? 17H, j'ai envie de jeter toutes les patates, elles me paraissent toutes pareilles, trop terreuses de toute façon. 17H06, Allez Julien, reste concentré, y'a plus long à tenir! 19H50, arrêt des machines, on pose les balais, c'est fini! 20H, on rentre! Eh oui, si vous comptez bien, nous avons travaillé en tout et pour tout, ONZE HEURES ET TRENTE MINUTES, le shift le plus long de toute notre 'vie professionnelle', et pourtant, c'est dire si dans nos branches, on en avait déjà fait des heures sup'!!!! Pour une entrée en matière, c'est du bourrage de crâne! Hihi, on est rentré tout orange, de la tête aux pieds!!! Mais ça va, c'est exceptionnel! C'était juste dû à une commande qui est arrivée plus tard que prévue : 20 palettes de 60 cartons de 7 sachets de 2kg de pommes de terre chacune à préparer en plus des autres déjà en cours! C'est pas grave, y'a le week-end pour nous remettre et puis, 11H30 de travail, ça forme la jeunesse, dirons-nous -lol!

Bon, ben voilà, on a tout dit! Vous savez tout! Autant dire que pendant les mois qui vont venir, on n'aura peut-être pas vraiment le temps de correspondre, m'enfin, c'est pour la bonne cause,  n'en soyez pas outragés, ne vous étonnez pas s'il n'y a pas de nouveau post sur le blog avant quelques temps!

Mais sachez que tout va bien, on garde la pêche, on a la santé, on a de quoi se faire des frites en plus! Ah ben non, c'est vrai, on n'a pas de friteuse, haha, m'enfin, c'est pas grave, on a des tablettes de vitamines C! Ah oui et puis, avant de vous quitter, si vous vous demandez où on 'campe' le temps de notre nouveau contrat, on a trouvé le bon plan... Pour ces quelques mois qui vont nous occuper  'à la chaîne', on loue le shed (donc, le hangar-garage transformé en petite maison habitable) des voisins d'Anthony et Larissa, voisins mais 'famille' puisque c'est en fait la soeur d'Anthony, Jenny et son compagnon Steeve qui vivent là! Eux ont la grosse maison (mais le temps de la faire construire, ils habitaient où on loge actuellement), nous on est à côté. D'un côté, c'est le garage-atelier, de l'autre, c'est notre chez-nous qu'on a pour une bouchée de pain, moins cher que dans un camping ou une auberge et avec toutes les commodités -on a juste tout dépoussiéré, cela n'a pas empêché la petite souris de venir nous courir dans les jambes tous les soirs, brrrrrrr, vive les 'mousetraps'!- : SDB, WC, lit, armoire, table et chaises, cuisine avec même un four et un grille-pain, salon avec radio, TV et lecteur DVD....Le réseau téléphonique passe bien, on est donc joignable, même au fin fond de la pampa!! On a bossé un peu pour eux, ça nous a payé notre première semaine de loyer, ensuite on attend la paie! On n'a que cinq minutes en voiture le matin pour aller bosser, ça aussi c'est top! Du confort et du confort, c'est rudimentaire mais ça fait du bien, on passe du cop à l'âne, on sent bien la différence!

Enfin voilà, vous pouvez situer!!! Bonnes conditions signifient envie d'aller bosser le matin! On vous tient au courant... mais "on lâchera pas"!!!

Grosses bises des aventuriers qui pensent bien à vous!

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23 août 2009

Festival rime avec Estival!

Olé! Nous voici arrivés à Cairns.  Deux jours et demie, trois nuits, un long week-end en amoureux. On se prend une chambre dans une lodge au camping, une sorte de bungalow mais sans les sanitaires, qui sont communs pour toutes les lodges. Il y a quand même la télé, le frigo, la bouilloire, un vrai canapé, un lit douillet, une mini terrasse, l'accès à la piscine du camping (toujours une joie de se lever à l'aube pour faire un plouf lorsqu'il n'y a personne, l'eau est tellement bonne!) et surtout -et ce n'est pas rien ici-, l'accès internet GRATUIT pendant trois heures par jour en wifi avec notre ordi... Autant dire qu'on était ravi avec tout ça!!!

Le Festival et nos balades se sont formidablement bien passés aussi : on a assité à leur Parade annuelle (savant melting pot de genres et de publicités), au splendide feu d'artifice tiré sur l'océan avec reflets dans l'eau, au concert top-du-top donné par le 'SaltWaterBand' dont les artistes sont aborigènes et pendant lequel on a dansé juste devant la scène, à des spectacles de danses et enfin à des expositions d'art aborigène, lui aussi... Extrêmement intéressant, culture multiple : en témoignent le cotoyement australiens blancs, australiens aborigènes, asiatiques expatriés, nouveaux citoyens d'origine européenne.. L'ambiance n'est pas électrique mais propice au 'Give me a Hug', ces pratiques qui se font en France dans les grandes villes : rencontrer des inconnus en leur faisant un câlin, ni plus ni moins.

On profitera d'être sur Cairns pour rencontrer Catherine, une amie de Cécile, française, prof d'anglais pour les jeunes (il faut dire que Cairns est une plaque tournante pour beaucoup de japonais et chinois qui viennent passer soit leurs vacances -10jours par an, c'est peu!-, soit leur Working Holiday Visa -un an c'est mieux!- à apprendre l'anglais en alternance dans l'un de ces nombreux instituts de langue, pour lequel Catherine travaille, et à chercher un job dans lequel ils se feront exploiter... Ils en repartent satisfaits, même s'ils n'ont rien vu du pays ni des gens... Etrange façon d'expérimenter l'Australie! Enfin, on n'est pas là pour juger, chacun sa route, le principal comme on le répète, c'est que chacun y trouve son compte... Alors, tant mieux!). Donc, pour en revenir, Catherine est super sympa, on a bien papoté pendant ce petit-déjeuner français qu'on a partagé chez elle : café-confiture-croissant, les trois 'C', c'est Complètement Captivant de Culture!!! Et il faut avoir le rythme, on en oubliait comment les dynamiques voyageurs et travailleurs des temps modernes comme elle agissent : on en dit tant en si peu de temps, le temps passe donc trop vite! Et, d'ailleurs, on en profite pour lui souhaiter une belle nouvelle épopée au Botswana, où elle part bientôt avec son mari David... On les reverra avant qu'ils ne déménagent de toute façon, mais ce sera fait, mieux vaut deux fois qu'une!!

On vole de bons moments en bons moments décidemment! S'y sont ajoutés de bonnes rigolades et jeux d'eau, de longs piétinements dans d'anciens tanks restaurés en galerie de peinture qui servaient jadis de réservoir à pétrôle pour l'armée pendant la seconde guerre mondiale, de suculents repas où on a pu retrouver le bon goût de la 'vraie' viande, servie dans des plats ovales en inox (ceux-là même qu'on se servirait pour dresser le saumon en gelée à Noël, vous voyez? Pour une faim d'ogre, c'était doublement suffisant!), une chouette balade dans les rues au hasard de Cairns, là où on n'avait pas encore traîné les pieds : le marché couvert de nuit, le marché de fruits et légumes Rusty's de jour, l'énorme centre commercial en galerie où on a pu faire du lèche-vitrine, la balade sur l'esplanade, les glaces doubles aux parfums de sorbets dont on n'a pas l'habitude (kiwi, fruit de la passion, papaye, dragon fruit, chocolat blanc,...) et tout et tout, ... C'était parfaitement parfait!!!!

Nos batteries sont désormais supra rechargées et à bloc, on est prêt pour le rendez-vous de lundi, on serait même prêt à courir le 800 mètres haie, c'est pour vous dire! Profiter de ces chouettes instants, un par un, sans en vouloir plus, c'est comme aller crescendo sur l'échelle du plaisir. On aime, on se délecte, on frise la folie, on n'arrête pas de se dire "C'est super, c'est génial, c'est trop beau, c'est trop bien"... Disons qu'on ne pense à rien, on se vide l'esprit de toutes les tentacules néfastes et autres mauvaises surprises ou souvenirs de la vie et puis on grandit! Voilà, on n'a pas seulement aimé Cairns, on a aimé être là, ensemble, vivre tout cela de l'Australie. Notre sixième mois s'entame donc avec gaiété, depuis cinq mois où tout n'a pas toujours été facile, disons qu'on n'est pas acteur à 100% mais plutôt à 600%!

On a fait les bons choix et n'avons pour seul regret que le fait de ne pas vous écrire plus souvent.
Hope you're enjoying it as well as we do! Love from Estelle & Julien.

Posté par titetoile_bubul à 16:07:00 - Le Queensland - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 août 2009

Quotidien sans routine, routine sans quotidien!

Hello Honeyssssssssssss (pour transiter)!!

Alors, pour ceux qui nous suivent et qui se seraient aperçus qu'il n'y a plus qu'une dizaine de photos sur Picasa, on aimerait vous rassurer, c'est normal, notre page est, disons, en cours de maintenance! En voici la triste raison : les téléchargements via internet sont interminables, donc extrêmement coûteux puisque l'on doit passer par tierce navigateur... Toutes nos excuses pour le délai d'attente, on espère que comme nous, vous ne finirez pas par perdre patience devant un écran d'ordinateur qui n'évolue pas et un sablier qui n'en finit jamais d'apparaître à la place de nos formidables prises de vue!

Par conséquent, on a pensé à une petite visite rapide du coin, de nos paysages et autres voyages, non pas intéractive mais littéraire, en attendant!!! Il n'y aura que la carte ci-dessous pour vous en faire une idée réelle... En fait, notre actualité est autre que ce que l'on pourrait décrire sur une carte, mais vous aurez la base!

Si vous passez sous les nuages, si vous soulevez le point de la carte où est inscrit 'We are here!', vous aperceverez peut-être nos frimousses! Les Tablelands ont des paysages valonnés, dépassant parfois 1000 mètres d'altitude. Cette région aujourd'hui agricole est également le site volcanique dont l'activité est vieille de 10000 ans.  Notons aussi que la zone est lieu de passage, voire même de source de nombreux points d'eau, telle que la Barron River. Ce qui pourrait expliquer que l'on trouve autant de chutes et de rivières, glissant entre les méandres des Rainforests avoisinantes... Pendant la saison humide, avec des pluies surabondantes et des crues, tout déborde, cela va sans dire! M'enfin, pour l'instant, l'air est sec, alors les particuliers arrosent au moyen de l'eau qu'ils pompent des cours qui passent derrière chez eux, ingénieux, légal et économique... L'Australie revête de réels soucis d'eau selon les endroits et les saisons, alors, il faut bien faire avec ce que l'on a! Dans l'ensemble, ça va, les champs sont arrosés, c'est vert, vert, vert!

Et sinon, ce qu'il y a faire par ici? Rien! A part profiter de la Nature et de ses bienfaits.  On a fait toutes les visites -ou presque toutes- des choses à voir : les figuiers géants dont les racines sortent de terre et dans lesquels on peut se promener, les lacs -l'un artificiel créé après construction d'un barrage, les autres naturels, formés après une explosion volcanique- appréciés des pêcheurs et des nageurs, la zone du Wet Tropics World Heritage inscrite au Patrimoine Mondial recouvrant des forêts magnifiques, les cascades semblables à de puissants rideaux d'eau qui se laissent mourir dans des cratères parfois inquiétants -tel celui du Mont Hypipamee à la surface verte et dont les chercheurs n'ont pas réussi à déterminer la profondeur exacte-, les fermes laitières qui n'en finissent pas de ruser d'ingénuosité pour vous vendre leurs produits : visite gratuite de la ferme à l'heure où les vaches se rendent à la traite, attendrissement devant les biquettes, passage par la crèmerie où on espionne leur procédé de fabrication, sortie par le magasin où les chocolats côtoient de près les fromages que l'on peut goûter (NB : après délibération de nos papilles, le camembert, c'est le summum au niveau du goût là-bas, ils ont encore à apprendre!!!), ...

Quelle joie n'empêche de découvrir d'autres choses, d'autres noms, d'autres manières de vivre! On ne s'étonne plus des noms de ville qui résonnent comme de lointaines contrées -puisqu'on y est!- : Atherton, Mareeba, Chillagoe, Tinaroo, Malanda, Ravenshoe, Herberton, Kuranda et autres! Mais on s'étonne toujours autant de l'exotisme et de la pureté des paysages, du bien-être et de l'oisiveté qui semble régner au coeur du poumon vert des bois, de l'insouciance et du bonheur dont tous les habitants de la région sont les premiers touchés,  du calme et de la douce vie qu'ils se donnent la peine d'inscrire sur cette Terre, de la magnificence et de la magie des étoiles qui scintillent chaque soir dans le ciel australien (on sait maintenant reconnaître la Croix du Sud, qui indique le Sud, et ben oui, c'est fou!), de l'abondance et la rareté de la vie animale (nous avons croisé un Carpet Snake, serpent constricteur -dit-on comme cela?- dont le venin est non-mortel et qui traversait tranquillement le chemin, a stoppé net sa course en nous voyant et après avoir compris qu'on n'était pas une menace, qu'on en bougeait pas, il a suivi sa route vers les rochers d'en face, impressionnant!!),... Et de toutes ces choses et moments inexpliquables qui transforment notre quotidien en réalité unique à chaque seconde... Une personne nous a dit un jour : "Vous verrez, l'Australie n'a pas véritablement d'âme mais elle est unique de par ses reflets et ses habitants. Ce sont eux qui lui donnent vie, il faut les rencontrer ou ce serait la manquer!"  Cette personne avait raison, on la remercie de nous avoir ouvert les yeux...

Merci donc à Toi, l'Australie de nous faire partager ton extrême Beauté et de nous faire rencontrer ces personnages si vrais! Mais que serions-nous et où surtout, si nous n'avions pas croisé leur chemin? La nature serait bien vierge sans eux! Il y a eu Maryborough, puis à présent East Barron, petit hameau à dix minutes d'Atherton. Et à l'heure où on a décidé de partir plus au Nord pour découvrir les rivières à crocodiles et les villes par où est passé le Captain Cook, on reçoit un appel. L'attente aura été moins longue que prévue! Cette fois, ça y est, on a rendez-vous Lundi pour le boulot, plus qu'un long week-end à patienter et on saura de quoi il s'agit exactement. Que faire en attendant? On met de l'ordre dans les pièces par lesquelles on est passé, on remercie Anthony et Larissa, on vogue d'alégresse sur les routes, direction Cairns, c'est le Festival, on peut pas râter ça!

C'est certain qu'on en repartira avec de chouettes photos, toujours en point de suspension, comme des cartes postales qui ne vous seraient pas encore parvenues, mais ça vient, ça vient, le facteur n'est pas encore passé mais ça ne signifie pas qu'il ne passera jamais!!

Bises postales, décalages horaires et baisers verts!
Les zoulous!

Posté par titetoile_bubul à 16:01:00 - Le Queensland - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 août 2009

L'effet 'BZZZZZZZZZZZ'...

Petite distracton du jour : 'a bee-keeping industry'...  Original comme excursion, une exploitation apicole! En fait l'apiculteur, se trouvant être l'ami et voisin, à quelques kilomètres près, de Larissa & Anthony, Rodney donc, nous emmène à Tumoulin (par la route la plus haute du Queensland - ndlr), à une demi-heure en voiture d'East Barron, là où on est toujours pour le moment.

Découverte surprenante que de se retrouver au milieu 'du Miel et des Abeilles'... Non, pas la série télé de notre jeunesse! Ca, ç'aurait été trop psychédélique, dingue, aliénant ou tout simplement kitch! Non, là c'était étonnament chouette de nature, de simplicité, de saveur, de sens, de nouveauté,... Un peu comme l'un de ces trucs qu'on n'aurait jamais fait ou qu'on n'aurait jamais eu l'idée de faire avant ou après, en France ou ailleurs! L'occasion s'est présentée, on l'a prise en vol!

Une petite visite s'impose : la ferme apicole tient lieu dans les anciens locaux de l'école du village. Les bâtiments en bois, rénovés cela va de soi, abritent désormais les bureaux du patron, les locataires qui se chargent d'entretenir les lieux lorsque le boss est ailleurs, l'atelier de réparation des ruches, l'espace de stockage des fûts métalliques de miel et des ruches en attente d'être mises en place, les chambres froides où s'agglutinent les plaques de formation du miel et les pots de crème de miel -produit phare en Oz!-, la salle d'extraction du miel et de la cire, le laboratoire de mise en pot et d'étiquettage et enfin, la salle du personnel où nous avons pris la pause de 10H. Le 'tea time break' est très respecté ici! Un peu comme notre casse-croûte pain-pâté-café à la même heure, sauf que c'est, comme son nom l'indique, thé et petits biscuits.. So British! On aura même eu droit à des gâteaux choco-noix de coco super délicieux! Et puis, ne faites pas les fines bouches hein, on sait bien qu'il n'y a pas que nous ou Pépère Claude qui s'octroyons ce quart d'heure revigorant du matin!!!! Pourquoi blâmer un tel plaisir, même si nos résultats sanguins nous rappellent à l'ordre?! Nous, on est POUR! Y'a pas de droit de Veto sur ce sujet là!!!! Enfin, bref!

Les ruches, elles, ne se trouvent pas directement à l'entrée du chemin mais elles sont éparpillées un peu partout sur la superficie de la ferme qui fait des hectares et des hectares et des hectares... Ca ne nous a pas empêché de les croiser, nos gentilles amies ailées! Bzzzzzzzzzzzz, Bzzzzzzzzzzzzzzzz, bourdonnement récurrent dans les oreilles mais pas eu besoin de sortir l'Aspi-Venin, heureusement! Non, Rodney nous a appris le 'self-control' : pas de gestes brusques, pas de cris surhumains, pas d'affolements inutiles car ces abeilles savent exactement où elles vont et ce qu'elles font!

On en a appris un long chapitre : la vie d'abeille n'est pas si compliquée en fait! Leur société n'est régie que par une seule personne : Sa Majesté La Reine des Abeilles. Elle a les tous pouvoirs! Et ses sujets, les Abeilles, lui vouent un culte illimité... Et elles chôment pas! Un peu comme dans la communauté des Fourmis chez qui il y a les Ouvrières (mais à ce propos, Alex serait certainement plus calée sur le sujet ;-), pour plus de détails, la contacter directement, hihi!), ou un peu comme pour les Australiens qui ont toujours pour souveraine la Reine d'Angleterre -lol, l'Australie n'est pas une ruche non plus!!!-, et bien chez les Abeilles, il y a les Travailleuses... Chaque ruche a sa reine et ses centaines d'abeilles propres. Ces abeilles en question font tous les matins une danse : les premières partent en reconnaissance et lorsqu'elles reviennent, elles communiquent aux autres où se trouve le point d'eau le plus proche, où elles pourront trouver du pollen et du nectar, etc, etc... Donc, en gros, le nectar des fleurs les nourrit, le pollen sert pour créer le miel, ou le contraire, non, .... (Bon, désolés, y'a des trous dans la passoire!! On essaie juste de faire de notre exposé, un  article intéressant  mais sans livre, faudra donc faire confiance à notre mémoire!!!) Alors, ainsi, toutes peuvent se mettre au travail et aller s'abreuver, se nourrir et revenir à la ruche l'estomac plein de victuailles pour la ruche et pour leur Reine. Cette dernière ne sortant jamais, elle est en fait entretenue par ses Abeilles qui lui rapportent tout ce dont elle a besoin pour ses cinq années de vie. Ses sujets, eux, changent plus souvent, chaque entité abeille ne vivant pas plus de trois semaines... Mais sans inquiétude aucune, la Reine n'a pas de crainte pour sa descendance car c'est elle qui procrée, de milliers d'oeufs en milliers d'oeufs, elle est la Sainte Mère, elle est respectée!

On a donc allégé Rod dans ses fonctions de la journée car il avait besoin d'aide : c'est l'époque de créer de nouvelles colonies d'abeilles... On a donc mis la main à la pâte, ou plutôt à la 'cire' et au miel. On a d'abord lavé les 'boîtes' de demie taille pour ces nouvelles ruches, pour que les abeilles s'y sentent comme chez elles. On y a ensuite incorporé des plaques de formation du miel, pour leur faciliter le travail et enfin, on a fait de la manutention en transportant ces ruches vides sur un camion. Et puis, pour finir la journée sur une note sucrée : on a fait un atelier dégustation! Bon, ok, la Marmotte s'est forcée car les noisettes n'ont jamais eu le goût de miel, enfin, c'était obligé de faire honneur à ces abeilles qui nous font du bon boulot! En tous les cas, y'en a un (on ne va pas vous dire qui mais c'est trop facile, vous avez déjà deviné!!) qui s'est régalé et qui est même reparti avec des échantillons de trois variétés -macadamia, blue gum et grey box, car oui, le miel a un goût et une couleur différente si elles butinent sur tel ou tel arbre en fleurs!!) : trois pots de 250g chacun de ce délicieux miel!!

[Petite aparté linguistique oblige là! Quelques mots pour enrichir votre vocabulaire, prenez vos cahiers chers apprentis anglophones : la cire se dit 'wax' et le miel, pour ceux qui ne connaîtraient pas Winnie l'Ourson en anglais, c'est 'honey'. Autre parenthèse du jour, ricochant sur la première : les anglais   utilisent tous et tout le temps ce mot en particulier 'My Honey', 'Sweet Honey', 'Dear Honey'... C'est un mot doux qui emploie donc le miel sous toutes ses coutures!  On le traduirait en français, non pas par 'Mon Miel', 'Doux Miel', 'Cher Miel' mais par un tas de ces nuances que l'on connait bien et que les anglophones ne font guère : 'Ma biche', 'Ma chérie', 'Mon canard', 'Mon carré de chocolat', 'Mon chocolat glacé', 'Ma glace à la carotte', 'Ma carotte préférée', 'Ma préférence des blés', 'Mon blé au vent', 'Mon vent lent comme une tortue', 'Ma tortue et mon lièvre', 'Mon lapin en sucre', 'Mon sucre d'orge', 'Mon orge des sables', 'Mon sable doré', 'Mon or des champs', 'Mon champ de patates', 'Ma patate douce' et tous ces surnoms qui nous viennent comme ça et que l'on peut inventer encore et encore, comme dans la contine des "Trois petits chats, chapeau de paille, paillasson,"... Hihi, mais on n'est pas là pour chanter, c'était juste pour vous dire qu'en fait, si vous voulez vous la "péter" en sortant une expression favorite anglaise, ben celle-là, vous pourrez la réutiliser comme bon vous semble, pour appeler votre amour ou vos enfants ou qui vous voudrez "à table Honey" - par exemple!]

Donc voilà, belle journée!!! Si vous êtes amateurs comme Bubulle et curieux d'en savoir plus, vous pourrez commander le miel de Rodney directement sur internet : www.gagarra.com.au ou peut-être tout simplement contempler des images du site de Gagarra Honey (car pour le coup, on n'avait pas pris l'appareil photo!!)... Rodney, s'il est en photo, a des faux airs de Silvester Stalone, c'est juste amusant de le signaler, un Rambo qui a épousé une Japonaise et qui s'occupe de ruches, on n'en voit pas partout, hihi!!

Allez, on vous laisse sur ces idées recettes complètement australiennes (ils cuisinent tout au miel ici!!) et en plein dans le sujet, que vous pourrez certainement aussi consulter sur le net :
Honey Chicken & Chips ; Honey Cookies ; Burger & Salad with Honey...
Bon appétit bien sûr!

Posté par titetoile_bubul à 15:56:00 - Le Queensland - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2009

Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver!

Hé oui, c'est la fin de l'hiver... Mais tout de même quelques 25° en journée! C'est pas mal... Bien qu'ici, dans les Tablelands, terres montagneuses et valonnées créées il y a plusieurs milliers d'années par ses mouvements volcaniques, il fait un peu plus frais le matin et le soir que sur la côte, m'enfin, ça nous va!

Nous nous sommes déjà baladés à Atherton, Yungaburra, Malanda, Mareeba, ... Il y a comme un air de vraie campagne : le vent doux, les champs, les animaux (wallabies, papillon d'un bleu vif et surtout vaches de tous les côtés), les fermes qui sentent comme les fermes, les gens qui s'en fichent pas mal d'être à la pointe de la mode, du moment qu'ils sont bien dans leurs baskets, la forêt, pas de voisins à plus de deux kilomètres à la ronde, oui, nous sommes bien dans la campagne australienne.

Nous avons été accueillis par Elaine pour une nuit dans son jardin donnant sur un lac où règne le calme, puis par son fils Anthony qui a une propriété non loin de là, avec sa femme Larissa et leurs trois enfants, l'aînée Sharni et les deux jumelles Darsi et Talia! Têtes blondes, yeux bleus, tient, ça nous dit quelque chose ;-) ... Ils sont tous très sympas, les petites sont trognonnes (on a traduit 'Une souris verte' en anglais, elles arrêtent pas de la réclamer!)...

On bosse un peu chaque jour pour eux : peinture extérieure, manutention de barrière et de bois (hé oui, le papa est un ébéniste-menuisier!), ... On attend en fait la saison des patates! Cent patates, cent patates... Hihi, oui, les récoltes ne vont pas tarder... On s'est inscrit dans deux agences d'emploi dans lesquelles les agriculteurs appellent s'ils ont besoin de travailleurs... Il ne reste plus qu'à patienter un tit peu!

En attendant justement, on fait des barbecues, des feux de camp sur lesquels on fait griller des chamallows, on observe la nature et on découvre des choses : un aigle peut aggresser des poules s'il a la dalle! Nous avons également pu voir un espèce d'énorme porc-épic qui est venu nous rejoindre au coin du feu! On fait aussi du canöe, depuis le temps que l'envie nous faisait baver! Mais, pas de crainte, la Barron River n'est pas un lieu de recueillement pour les crocodiles mais uniquement pour ces inoffensifs ornithorinques, trop chou! On a aussi participé à la reforestation des Tablelands puisqu'on s'est rendu dans une Nursery pour arbres, en faisant du volontariat, on a donc planté des bébés pousses d'arbres en pot et aussi nettoyé des noyaux dans lesquelles des graines, qui seront utilisées plus tard pour replanter ces espèces dans la Rainforest! C'était super intéressant, super ambiance, supers moments! Vive l'écologie... Vive la vie! Et puis, on va et on vient, les lieux alentours regorgent de chutes et de cascades, de quoi se revitaliser un peu!

Enfin, voilà, on s'occupe et on espère vite revenir avec la grande nouvelle qu'enfin, le travail est à portée de main! Enfin, à portée de patates, lol! Mais cette fois, c'est promis, on va essayer d'aller dans un cybercafé avec une connection plus efficace car c'est la louze, les réseaux australiens ne sont décidemment ni rapides, ni implantés partout! 

Portez-vous bien, on vous embrasse bien fort du bout du monde,

E&J, qui tiennent le coup depuis tout ce temps!!!!

Posté par titetoile_bubul à 13:17:00 - Le Queensland - Commentaires [2] - Permalien [#]



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